L'AQST estime que les retards de trains représentent une perte de valeur économique pour la collectivité nationale de l’ordre de plus de 1,5 milliard d’euros par an, ou 50 milliards au bout de 35 ans, soit "autant que le coût du programme grande vitesse", souligne l'Autorité.
 
Les trains du quotidien à la peine
 
Côté voyageurs, l'AQST estime à plus de 2 milliards de minutes le temps perdu chaque année par l’ensemble des voyageurs ferroviaires liés aux retards des trains en France. Plus des deux tiers de ces pertes de temps concernent les voyageurs du quotidien, principalement des banlieues de l’Île-de-France et des grandes agglomérations françaises.
 

Les comparaisons internationales en matière de ponctualité (au-delà de 5 minutes) montrent que la France se classe dans le dernier tiers des grandes capitales ouest-européennes pour les TER (90,3%) et les trains de banlieue (91,4%). En revanche, l'Hexagone se situe dans la moyenne ouest-européenne pour les TGV (80,3%) et les Intercités (79,3%) malgré des taux de ponctualité plus faibles.

Des exemples de bonnes pratiques
 
Lors de son colloque sur la ponctualité ferroviaire organisé le 2 mars 2017, l'AQST avait invité plusieurs acteurs porteurs de bonnes pratiques internationales, venant de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Suisse, et de Suède, ainsi que la SNCF et l’opérateur Thello (
voir les présentations).
 
Un premier colloque qui a également permis d'esquisser des pistes d'améliorations comme la recherche globale des schémas d’organisation et de gouvernance qui sont plus favorables à la ponctualité, mais aussi la systématisation et la capitalisation des études de cas par ligne ou groupes de lignes permettant d’imaginer des solutions techniques innovantes.
L'amélioration de la ponctualité ferroviaire passe également par un redéploiement des priorités des types d’investissement en faveur des nœuds et lignes proches de la saturation.
 
En conclusion, "l’AQST forme le vœu que les chemins de fer puissent s’inspirer des modèles présentés afin d’améliorer leurs performances dans notre pays".
 
F.G.

A lire aussi :
Les causes des retards dans les TER en 2016 (AQST, 9 mars 2017)