Le service était suspendu depuis le 2 mars 2017, date de la condamnation de Heetch et de ses dirigeants pour "complicité d'exercice illégal de la profession de taxi, pratique commerciale trompeuse et organisation illégale d'un système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non professionnels".
 
Des courses avec des chauffeurs professionnels
 
Deux semaines plus tard, Heetch tente de relancer son service de transport nocturne. La start-up propose, dès le 16 mars 2017, une offre de VTC à Paris, Lyon, Lille et Nice ciblée sur une nouvelle clientèle des 25-35 ans. Heetch reste sur le créneau 20h00-6h00 du matin. Comme ses confrères, Heetch aura recours à des chauffeurs professionnels et assure que les tarifs seront compris entre UberPool (VTC partagé) et UberX.  Heetch annonce un démarrage en pré-test avec une centaine de chauffeurs. La commission prélevée par la plate-forme sera de 12%.
 
Une  nouvelle offre entre particuliers
 
Parallèlement, Heetch annonce le lancement d'une nouvelle offre entre particuliers "conforme à la décision du tribunal" qui sera opérationnelle vers avril-mai 2017. En clair, les conducteurs ne pourront plus demander comme avant une rémunération assimilée par le tribunal à du "transport onéreux" et non à un partage de frais comme dans le cas du covoiturage. Heetch prévient d'ores et déjà que cette offre "ne pourra pas absorber les pics de demande du week-end et répondre pleinement aux attentes des 18-25 ans", son cœur de cible.
 
Plus déterminée que jamais
 
Enfin, Heetch précise que si elle "respecte la décision de justice et s'y est conformée, elle conteste les motivations du tribunal". Pour la start-up, il est "urgent de clarifier, d'une part, les règles de la mobilité partagée, et, d'autre part, les règles de concurrence entre modèle traditionnel et numérique. L'objectif de Heetch reste de faire reconnaître son modèle d'origine et d'obtenir un cadre légal pour opérer, comme elle le propose depuis deux ans..."
 
F.G.