Les partenaires sociaux avaient souhaité définir et encadrer l’activité des conducteurs des autocars Macron, mais aussi améliorer les conditions de travail de ceux qui y sont habituellement affectés.
 
Les négociations ont abouti entre la FNTV, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC à la signature, le 23 février 2017, d’un accord relatif au contenu et aux conditions d’exercice de l’activité des conducteurs affectés aux services librement organisés (SLO), annonce le communiqué de la FNTV du 9 mars.
 
Ainsi, un nouvel emploi dénommé conducteur "SLO" au coefficient 142V a été créé. Cette qualification est acquise lorsque le salarié exécute, sur une année civile, au moins 50% de son temps de travail effectif sur des SLO.
Le conducteur SLO doit, par ailleurs, répondre à diverses prescriptions spécifiques à l’activité.
 
Cet accord s’applique dès à présent à l’ensemble des entreprises adhérentes à la FNTV effectuant des services librement organisés (FlixBus, OUIBUS, isilines).
 
Un cadre social spécifique
 
Le conducteur SLO bénéficie désormais d’un cadre social spécifique :
rémunération minimum (
10,35 euros brut le taux horaire à l'embauche, "soit un écart constant de +1%" par rapport au coefficient de référence dans la profession) ;
création d’une prime de "découcher"
(6 euros brut pour chaque nuit passée hors du domicile) ;
formation obligatoire de 3 jours tous les 3 ans sur 3 thèmes : sécurité, relations commerciales, maitrise des outils embarqués ;
repos hebdomadaires (soit,
"un nombre de dimanches et jours fériés non travaillés, hors 1er mai, par an fixé à 25", seuil qui peut être abaissé en échange d'une compensation financière) ;
conditions d’hébergement 
(dans un hôtel "sur la base d'une chambre individuelle avec salle d'eau et sanitaires privatifs") et de restauration.
 
Par ailleurs, certaines dispositions sont applicables aux conducteurs effectuant des SLO, peu importe qu’ils bénéficient ou non du statut de conducteur SLO : indemnité complémentaire, prime de "découcher" et conditions d’hébergement et de restauration.
 
F.G (avec AFP)