Lors du Conseil des ministres du 24 février 2017, Michèle Pappalardo a été nommée présidente de la 7e chambre de la Cour des comptes, qui contrôle les transports, l'environnement, l'équipement mais aussi l'agriculture et l'aménagement du territoire. Elle succèdera, le 15 mars 2017, à Evelyne Ratte, qui présidait cette chambre depuis 2013.
 
Née en 1950, diplômée de Sciences Po et de l'ENA, Michèle Pappalardo intrègre, en 1981, la Cour des comptes qu'elle quitte en 1986 pour mener une carrière publique dans les domaines de l'audiovisuel et de l'environnement. Cette année-là, elle devient directrice financière de l'établissement public Télédiffusion de France jusqu'en 1988.

Directrice du cabinet du ministre de l'Environnement Michel Barnier en 1993, elle accède à la fonction de directrice générale de l'administration et du développement du même ministère en 1995, avant d'être directrice générale de France 2 de 1996 à 1999. Elle réintègre ensuite la Cour des comptes.

De retour au ministère de l'Environnement, Michèle Pappalardo devient présidente de l'Ademe de 2003 à 2008. Puis elle dirige, de 2008 à 2011, le Commissariat général au développement durable au ministère de l'Ecologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire durable, qu'elle a préfiguré. Elle assure, en parallèle, les fonctions de déléguée interministérielle au développement durable.

Elle revient rue Cambon en 2011 comme conseiller maître. Au sein de la 2e chambre de la Cour, Michèle Pappalardo "a été rapporteure générale des deux rapports sur les coûts de la filière électronucléaire, du rapport sur le programme des investissements d'avenir et de l'évaluation des dispositifs de soutien à la création d'entreprises", signale la Cour des comptes.

Michèle Pappalardo a également contribué à la réalisation de plusieurs enquêtes, notamment sur la politique de développement des énergies renouvelables, les certificats d'économie d'énergie, les soutiens à la filière forêt-bois et l'État actionnaire.
 
Michèle Pappalardo est, par ailleurs, membre de l'Académie des technologies et membre du conseil d’administration de la Fondation Notre-Dame.

Marc Fressoz