"Les deux conventions signées aujourd’hui marquent l’aboutissement d’une réforme des TET à la hauteur de l’ambition que j’avais fixée il y a plus de deux ans : redonner un nouvel avenir à l’offre Intercités, qui constitue une composante essentielle de la desserte de nos territoires", déclare le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies dans un communiqué commun.
 
Ainsi, Alain Vidalies et la dg de SNCF Voyageurs Florence Parly ont signé, le 27 février 2017, la convention d’exploitation des trains d'équilibre du territoire (TET) conclue entre l’État et SNCF Mobilités pour la période 2016-2020, extensible à 2023. Auparavant, l'État avait signé, entre avril et décembre 2016, des conventions avec
six Régions pour acter le transfert de 18 lignes TET, l'État restant autorité organisatrice de quatre lignes structurantes.
 
Cette convention, signée entre l'État et la SNCF, traduit les "efforts de productivité de l’opérateur, indispensables à la pérennité de cette offre, les résultats des évolutions du périmètre des TET, et un effort financier conséquent de l’État sur son niveau de contribution", explique le communiqué. En particulier, "les efforts de la SNCF en matière de productivité, de transparence et de dynamisme commercial y sont inscrits".
 
Alors que la convention TET arrivait à échéance fin 2014, l'exécutif avait choisi de la prolonger d'une année supplémentaire afin de boucler une réforme démarrée par un état des lieux de l'offre Intercités confiée à
une commission sur l'avenir des TET conduite par le président de l'AFITF, Philippe Duron. Mise en place en novembre 2014, cette commission avait rendu ses conclusions en mai 2015 et avait inspiré la feuille de route annoncée par l'exécutif en juillet 2015.
 
La commande de 30 Régiolis signée
 
Parallèlement, l’État s’est engagé, dans sa feuille de route, à un renouvellement complet du matériel roulant d’ici à 2025, pour un montant total de 3,5 milliards d’euros. La convention de financement, signée le 27 février 2017, entre l’État, l’AFITF et SNCF Mobilités acte l’acquisition de 30 rames Régiolis Alstom, pour un montant de 360 millions d’euros.
 
Ces trains bénéficieront aux lignes de nombreuses régions, précise le communiqué : Paris-Amiens-Boulogne, la desserte de Montluçon venant de Paris et Bourges, Clermont-Ferrand-Nîmes (Cévenol), Toulouse-Hendaye, ainsi que les trois lignes reprises par la région Nouvelle Aquitaine (Bordeaux-La Rochelle, Bordeaux-Limoges et Bordeaux-Ussel). Ces trains feront l’objet d’une mise en service, selon les lignes, entre
novembre 2018 et septembre 2019.
 
Philippe Duron souligne dans le communiqué que l'agence de financement des infrastructures, "après une première convention en 2013 qui avait permis de remplacer les TET thermiques par 34 rames Régiolis pour un montant de 510 millions d’euros, a donc inscrit dans son budget initial pour 2017 ces nouvelles rames qui permettront à n’en pas douter une amélioration réelle aux services ferroviaires Intercités, à leurs usagers et aux territoires desservis".
 
Florence Guernalec