C'était la toute première rencontre entre Uber et l'intersyndicale des chauffeurs (SCP-VTC/Unsa, CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF). La réunion, destinée à mettre en place la commission d'aide aux chauffeurs en difficulté, a duré près de cinq heures en présence d'un "conciliateur" envoyé par le gouvernement.
 
Le bilan est positif. Les chauffeurs ont reconnu que Uber a accepté de parler de tout et qu'il y a eu une amorce de dialogue. Un porte-parole d'Uber a salué dans un communiqué "un climat serein et constructif".
 
Les discussions ont donc porté sur le dispositif de soutien des chauffeurs en difficulté proposé par Uber et les conditions de déconnexion des chauffeurs après plaintes des clients. La start-up s'est engagée à mettre en œuvre l'aide annoncée "dès la semaine prochaine".

Une "petite marge de manœuvre"
 
Cette aide concerne les chauffeurs qui réalisent un chiffre d'affaires inférieur à 21 euros brut horaire. "Cela ne nous convient pas" mais la représentante d'Uber a indiqué qu'elle avait "une petite marge de manoeuvre", ont ajouté Capa-VTC et la CFDT. Mayya Layt, responsable des opérations du groupe en France, "s'est engagée à nous faire une proposition par écrit", a précisé Yazid Sekhri (CFDT).  
 
Surtout, Uber a accepté de parler des tarifs lors de la prochaine réunion fixée au 15 mars 2017. D'ici là, l'intersyndicale "va se réunir pour faire parvenir à Uber des propositions concrètes en amont" sur la fixation des tarifs afin que le groupe "apporte des réponses le 15", a précisé Yazid Sekhri.
 
Florence Guernalec (avec AFP)