Les Français ont acheté moins de vélos en 2010 (3,03 millions de vélos vendus au prix moyen de 262 euros), mais ils pédalent de plus en plus en milieu urbain.
La part des vélos utilisés pour se déplacer en ville ne cesse en effet de progresser : en 2010, ils représentaient 27% des déplacements contre 17% en 2000, a précisé le Conseil national des professions du cycle (CNPC) le 7 avril devant la presse.

Le nombre des vélos électriques, même s'il reste confidentiel, a bondi en 2010 à 38 000 exemplaires achetés, contre 23 700 en 2009 et 3 900 seulement en 2005. Des municipalités comme Paris ont subventionné l'achat de ces deux-roues.
En revanche, les VTT et autres vélos de loisirs ont vu leur part passer de 73 à 63% entre 2000 et 2010. La part des vélos de sport, elle, reste stable, à environ 10%.

Avec un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros, la France est le troisième pays pour l'achat de vélos en Europe, derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni (un service de vélos en libre-service a été lancé à Londres à l'été 2010).


Initiatives en faveur des cyclistes urbains


Soutenu par les systèmes de location en libre-service (Vélo'v à Lyon, Velib' à Paris, VelôToulouse, Vel'hop à Strasbourg par exemple) et le développement de pistes cyclables, le vélo a donc fait son retour dans les villes françaises au cours des dernières années.
A la faveur du regain d'intérêt pour le vélo urbain, les associations de défense du deux-roues non motorisé (Fédération des usagers de la bicylette, Club des villes et territoires cyclables notamment) ont fait bouger les lignes et gagné quelques batailles.

Ainsi, depuis fin 2010, les cyclistes ne sont plus obligés de s'arrêter au feu rouge, certains feux tricolores pouvant devenir des "tourne-à-droite" pour les cyclistes qui sont autorisés à franchir le feu rouge (en photo, un nouveau panneau de circulation "tourne à droite" qui a fait son apparition à Nantes).

Les vélos se paient aussi les sens interdits depuis le 1er juillet 2010, les cyclistes pouvant circuler à contre-sens dans les rues limitées à 30 km/h. Une initiative qui ne s'avère pas accidentogène (lire) selon la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub) ou le Club des villes et territoires cyclables qui organisait une journée de rencontre le 6 avril à l'Hôtel de Ville de Paris, au cours de laquelle l'association a milité pour la généralisation des ces double-sens cyclables.


Nathalie Arensonas