La quatrième tentative fut la bonne. L'Office européen de statistiques et de surveillance des normes comptables, Eurostat, a donné son feu vert au montage financier du tram de Liège. Eurostat a approuvé, début février 2017, les modalités du cahier des charges relatif au tram de Liège sous la forme d'un partenariat public-privé (PPP). L'organisme européen considère, en particulier, que l'opération peut être déconsolidée du budget de la Wallonie.
 
En janvier 2016, Eurostat avait, en effet, rendu son troisième avis négatif en dix mois sur le projet du tram de Liège défendu par le gouvernement wallon. L'Office européen de statistiques et de surveillance des normes comptables estimait que la dépense de 380 millions d’euros prévue dans le cadre du partenariat public-privé devait être inscrite en une seule fois dans le budget de la Wallonie alors que le gouvernement souhaitait l’étaler sur plusieurs années. Car, selon l'analyse d'Eurostat, une majorité des risques notamment n'étaient pas suffisamment transférés au consortium privé et demeuraient donc à la charge du gouvernement.
 
Entre-temps, le marché de type DBFM (Design, Build, Finance, Maintain) pour ce tram de 11 kilomètres (21 stations) remporté fin 2014 par le consortium Mobiliège (Alstom et le groupe de construction BAM) avait été annulé. L'appel d'offres repart donc à zéro. Le 8 février 2017, le conseil d'administration de la Société régionale wallonne du transport (SRWT) a sélectionné trois candidatures pour ce marché : Alstom-BAM PPP PGGM, CAF-Colas-DIF et Skoda-Vinci-CFE-Meridiam-ETF. 

"Le cahier des charges et les documents de marché en vue de la désignation du consortium qui sera chargé de la mise en œuvre du projet seront soumis au gouvernement wallon par la Société régionale wallonne du transport (SRWT) pour approbation. Le marché devrait être attribué dans le premier semestre de l’année 2018", a expliqué le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio.
 
La mise en service, initialement prévue en 2017, est ainsi repoussée à 2022.

F.G.