Quatre organisations de l'intersyndicale (CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF) ont décidé de répondre "OK" à l'invitation d'Uber. L'Unsa réserve sa réponse. La start-up a proposé aux organisations membres de l'intersyndicale de participer le 22 février à la mise en place d'une "commission de soutien aux chauffeurs en difficulté". Mais l'intersyndicale pose quelques "conditions", ont expliqué des représentants CFDT et UDCF lors d'une conférence de presse.

"Il faut que les rapports changent. On veut choisir avec qui on vient et on veut pouvoir participer à l'ordre du jour de cette commission" et "parler des tarifs", a expliqué Fred Gnaore (association UDCF). Cette réunion "sera une négociation", "il faut parler tarification, de ce qui fâche", a estimé Yazid Sekhri (CFDT). Ces derniers regrettent que la plate-forme n'ait pas répondu à leur demande première d'une négociation sur les tarifs.

A la toute fin de la médiation destinée à résoudre le conflit entre Uber et les chauffeurs de VTC, le géant américain avait annoncé le 1er février
un dispositif pour "accompagner les chauffeurs en difficulté à améliorer leur rentabilité".
Depuis l'automne 2015, l'entreprise a baissé les tarifs des courses, puis remonté ses tarifs mais aussi sa commission, diminuant ainsi les montants perçus par les chauffeurs utilisant sa plate-forme.

Florence Guernalec (d'après AFP)