La gare de Grenoble avait été construite à l'occasion des jeux olympiques d'hiver de 1968. Elle ne compte à l'époque que deux voies et se limite à un lieu de transit. Aujourd'hui, la gare est devenue un véritable pôle d'échanges multimodal. Après 32 mois de chantier, l'inauguration a eu lieu le 14 février 2017 en présence notamment de Patrick Ropert, directeur de Gares & Connexions qui a commencé comme chef de gare à Grenoble voici plus de vingt ans.

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C’est une gare emblématique de ce que l’on veut réaliser un peu partout en France, à savoir des hub de mobilité où l’on trouve à la fois le vélo, le tramway, le train évidemment, les bus mais aussi un peu la voiture. Ce que l’on installe un peu partout en France est fait ici de façon assez magistrale (…) C’est un modèle à suivre", a-t-il déclaré.

Une refonte complète des espaces
 
Trois maîtres d'ouvrage ont participé à sa transformation. Gares & Connexions s'est chargé de la rénovation du bâtiment voyageurs et de l'espace de vente multimodal ainsi que du nouvel espace voyageur côté Europole.
La filiale de la SNCF a également supervisé la création de deux silos à vélo (consignes collectives de 1150 places équipées de racks à deux étages) et d'une maison du vélo située sur le parvis. A l'extérieur, Gares & Connexions est aussi le maître d'ouvrage de la création d'un abri reliant tous les modes de transport et la réalisation d'un nouveau parvis végétalisé. La construction de la nouvelle gare routière avait été achevée en 2015.
SNCF Réseau a remis à niveau les quais et leur accès, et Grenoble-Alpes Métropole s'est chargée du réaménagement des voiries des deux côtés de la gare.
 
Au total, la réalisation du pôle d'échanges aura coûté 34,5 millions d'euros répartis entre six financeurs : SNCF (20,84%), la région Auvergne-Rhône-Alpes (20,14%), Grenoble-Alpes Métropole (17,71%), la ville de Grenoble (17,71%) le département de l'Isère (15,28%) et l'État (8,33%).

Une ambition commerciale et urbaine
 
Le projet a consisté à augmenter la capacité d'accueil des bâtiments voyageurs via la nouvelle organisation de la gare historique et la création d'un nouvel espace de 230 m2 côté Europole. Le nouvel espace d'échanges multimodal améliore également les liaisons entre les différents modes de transport – trains, cars, transport urbain, modes doux – et l'accessibilité des parcours. La SNCF table sur 57 000 voyageurs par jour à l'horizon 2020.
 
Grenoble gares propose aussi une nouvelle offre de commerces (+440 m2) et de services (+270 m2) pour transformer l'espace en un lieu de vie avec notamment la boutique Voyages SNCF (TGV, Intercités, International et TER pour les voyages en correspondance) et la billetterie information OùRA! qui a été cofinancée par l'Union européenne via le fonds Feder.
Ce point unique d'information, de conseil et de vente est dédié aux réseaux de transport régionaux et de proximité : les TER en Auvergne-Rhône-Alpes, les lignes express régionales des cars Auvergne-Rhône-Alpes, les lignes Transisère (dont Transaltitude), le réseau de transport urbain TAG et les navettes aéroports.
 
Enfin, le projet s'est attaché à ouvrir la gare sur la ville en reliant les quartiers centre-ville, Europole et Presqu'île. Après l’arrivée en 2015 de la nouvelle entrée gare, le prolongement du passage souterrain sud qui ouvrira à l'été 2017 et ses rampes d’accès concrétisent une nouvelle liaison interquartiers : ces réalisations ouvrent le pôle d’échanges vers le quartier d’affaires, facilitent les déplacements entre l’arrêt de tramway Gares, le quai 4 et le quartier Europole, et la place Robert Schuman.
 
 F.G.