L'indemnité kilométrique vélo (IKV) aura connu des débuts difficiles. Votée dans la loi de transition énergétique promulguée en août 2015, la mesure n'est pas obligatoire et ne s'applique qu'aux entreprises privées. Applicable de façon rétroactive au 1er juillet 2015, le décret d'application qui fixe le montant de l'IKV, ne paraît qu'au mois de février 2016...

De premiers chiffres renseignés
 
Le Club des villes et territoires cyclables, qui a soutenu cette mesure, a mis en place un
observatoire de l'indemnité kilométrique vélo en collaboration avec l'Ademe. Son objectif ? Valoriser les entreprises qui s'engagent dans cette démarche et établir un suivi de sa mise en œuvre. Un an plus tard, seulement 45 structures représentant près de 40.000 salariés ont renseigné cet observatoire. Parmi elles, 37 PME-TPE et 3 entreprises plus de 5.000 salariés – Egis et RTE (85.000 salariés chacune) et Décathlon (18 000).
 
La moitié de ces entreprises sont engagées dans un plan de mobilité. La moitié également autorise le cumul de l’IKV et du remboursement des transports publics dans le cadre du rabattement à vélo vers une gare ou une station de transports collectifs. Enfin, 28% ont mis en place un plafond supérieur aux 200 euros exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.

De nouveaux outils pratiques
 
Le Club des villes et territoires cyclables et l'Ademe poursuivent leur collaboration. Les deux acteurs ont mis en place
de nouveaux outils d'information pratiques à l'attention des entreprises, des salariés et des relais d'information : le document L'IKV mode d'emploi destiné aux employeurs détaille les huit étapes pour sa mise en œuvre. Complémentaire, le simulateur IKV est un tableur qui aide à budgéter son coût. Enfin, le Club des villes et territoires cyclables et l'Ademe ont mis en ligne de nouveaux modèles de document – convention, formulaire d'engagement etc.
 
L'association, présidée par Pierre Serne, attend désormais avec impatience la publication du décret qui  permettra de mettre en œuvre l'IKV dans la fonction publique territoriale.

Florence Guernalec