Signée voici dix ans, la convention TER a pris fin en décembre 2016 sans être reconduite après que Christian Estrosi a annoncé, en octobre, mettre fin aux négociations. "J'attends toujours la réponse de la SNCF (...) J'attends que la SNCF vienne mettre des propositions sur la table", a-t-il dit lors d'un point de presse en marge des assises régionales des transports le 2 février 2017.

Faute de convention, "la SNCF facture les prestations assurées" et "nous organisons des transports alternatifs", a précisé Christian Estrosi selon lequel la région a ainsi réalisé "44 millions d'euros d'économie".

Le président de la Région refuse de payer les 291 millions d'euros prévus par la convention actuelle et réclame un rabais de 36 millions en raison notamment des nombreuses grèves et du manque de conducteurs qui ont affecté le trafic ferroviaire dans sa région depuis janvier. Selon M. Estrosi, 40 trains ont été supprimés en moyenne par jour en 2016.

En octobre 2016, le directeur national des TER à la SNCF Franck Lacroix avait indiqué être "prêt à poursuivre les discussions" : "On sait qu'on doit baisser la facture pour les régions, c'est tout à fait notre intention, reste ensuite à définir la trajectoire, il faut qu'on arrive à le faire ensemble", avait-il indiqué.
 
La pire région de France

Lors des assises régionales des tansports, le président de la région PACA a réitéré ses critiques contre la SNCF "qui a fait de Provence-Alpes-Côte d'Azur la pire région de France en matière de transports. Nous détenions tous les records ! Record de grèves, record d'annulations, record de retards... Il y avait donc urgence à agir".

"Chaque jour, la Région, c'est-à-dire les contribuables de Provence-Alpes-Côte d'Azur, dépense près d'1 million d'euros pour les TER - 300 millions d'euros par an !", a dit M. Estrosi.

Défendant l'ambition de faire de PACA "un territoire pilote pour l'ouverture à la concurrence", M. Estrosi a fixé cinq conditions à la SNCF pour une reprise des négociations notamment "le dédommagement complet de tous les usagers" pour les retards et annulations, le renforcement de la sécurité et l'amélioration de la ponctualité des trains.

AFP