L'Assemblée avait déjà donné son feu vert le 22 décembre 2016. Avec l'adoption de l'accord franco-italien par les sénateurs français le 26 janvier 2017, les appels d'offres pour les marchés de travaux pourront être lancés cette année, pour un démarrage des chantiers en 2018 et une mise en sevice envisagée en 2029.

L'accord avait été signé en février 2015, puis complété en mars 2016 par le chef du gouvernement italien d'alors Matteo Renzi et le président français François Hollande. La chambre des députés italienne avait approuvé le même document en décembre, après le Sénat italien en novembre.

"C’est une étape essentielle dans la réalisation de cette grande infrastructure européenne, qui permettra de rapprocher et d’intensifier les échanges entre la France et l’Italie, en même temps qu’elle sera un maillon crucial du corridor transeuropéen méditerranéen reliant la péninsule ibérique à la Slovénie et la Hongrie. La position de centre de gravité de la France au cœur de l’Europe s’en trouvera confortée", expliquent le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies et celui aux Affaires européennes Harlem Désir dans un communiqué commun.
 
Cependant, ce projet est contesté depuis des années par des écologistes, tant côté italien que français. Pointant le coût du projet, qualifié "d'aberration économique et financière", des associations écologistes plaident pour une solution alternative: l'utilisation d'une ligne existante passant par le tunnel du Mont Cenis.
 
Un tunnel bien financé
 
L'Union européenne participera au financement de cette nouvelle ligne, aux côtés des deux pays concernés, fait valoir le gouvernement français. "L'Europe contribuera à hauteur de 40%, soit le maximum autorisé" au budget du tunnel, en débloquant "813 millions d'euros sur la période 2014-2019,
l'Italie à hauteur de 35%, la France 25%"
, a souligné le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Harlem Désir.

Dans l'hypothèse d'un maintien de la participation de l'UE à hauteur de 40% du montant des travaux au-delà de 2019, la contribution française au budget du tunnel "s'élèvera à 2,21 milliards d'euros, en valeur 2012", a-t-il ajouté.
 
Florence Guernalec (avec AFP)