"Durant les deux ans et demi à venir, ma priorité sera de faire en sorte que le travail de la commission Transports soit le plus utile et lisible possible pour les citoyens européens. Car les transports font partie de leur vie quotidienne", déclare Karima Delli, nouvelle présidente de la commission et vice-présidente de la commission d'enquête EMIS sur les dépassements des seuils d'émissions polluantes par le secteur automobile dans un communiqué.
 
Des convictions tranchées
 
Pour Karima Delli, "la Commission TRAN doit se montrer novatrice et audacieuse pour relever les nombreux défis qui nous attendent. En matière de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique, dans la lignée de mon travail sur la mobilité urbaine durable ou sur le dieselgate, j’attacherai une attention particulière à ce que les secteurs du transport et du tourisme prennent toute leur place dans la mise en œuvre des engagements de la COP21.
Ensuite, sur le plan économique et social, nous devrons sans tarder apporter des réponses concrètes au fléau du dumping social qui touche fortement le secteur.

Enfin, à l’heure de la révolution numérique, je serai attentive à ce que les innovations technologiques, qu’il s’agisse de la voiture autonome ou des drones, respectent les principes de sécurité et profitent aussi bien aux entreprises, qu’aux consommateurs et aux salariés."
 
La députée n'était pas favorable à l'adoption du quatrième paquet ferroviaire au Parlement européen en décembre 2016. Pour Karima Delli, "il n'y a aucun doute que la concurrence se fera par les prix et non pas la qualité". Dénonçant une "dégradation programmée de ce service public fondamental", l'élue a regretté le manque de "garde-fou" sous forme de critère de service public dans l'attribution de tronçons, et l'absence de référence à une tarification sociale pour les jeunes, les chômeurs et les personnes âgées ou handicapées.

F.G. (avec AFP)