Cette expérimentation, annoncée par Elisabeth Borne, PDG de la RATP, en septembre 2016, se déroulera dans un périmètre relativement restreint en ligne droite sur les 200 mètres du Pont Charles-de-Gaulle. Pour corser un peu le test technique, les deux véhicules, qui seront exploités en même temps, devront s’éviter au milieu du pont où la voie unique se transforme en voie double.

Mais c’est surtout le retour client que veut connaître la RATP. Comment les usagers vont appréhender ce nouveau service de véhicule automatique même si pour l’occasion un accompagnateur sera toujours présent à bord pour assurer la sécurité ?

Dans un premier temps, le service sera opérationnel 7 jours/7 de 14h00 à 20h00. Chaque navette électrique peut emporter 6 personnes en plus de l’accompagnateur. Elles sont conçues par EasyMile, start-up française basée à Toulouse qui développe la technologie embarquée, associée au groupe Ligier qui construit les véhicules.

Cette expérimentation, qui durera jusqu’au 7 avril 2017, est la première concrétisation du programme de recherche et développement que la RATP entend mener dans ce domaine tout nouveau des véhicules autonomes. La régie parisienne, qui pilote le volet transport public du plan gouvernemental Nouvelle France Industrielle – véhicules autonomes, prépare déjà deux autres expérimentations. L’une se déroulera, sans doute au début de l’été, entre le Château de Vincennes et le parc floral du Bois de Vincennes. Une seconde aura lieu pour assurer la desserte interne du site du CEA Saclay.

Par ailleurs, la RATP va tester un concept de "garage intelligent" dans son centre bus de Lagny. Il s’agira de doter les bus d’automatistes qui leur permettront de se garer seuls. Un moyen pour optimiser la place disponible dans les centres bus notamment ceux situés en zone dense, a expliqué Elisabeth Borne.

Robert Viennet