Ceci n'est pas un possion d'avril. La décision du maire de la cité gardoise de stopper immédiatement (et provisoirement) les travaux du Tram'Bus (un bus à haut niveau de service - BHNS) fait suite à la suspension par le tribunal administratif de Nîmes, de l'exécution du permis d'aménager après le recours déposé par une association de quartier, l'Aspiq (Association pour la sécurité des périphériques et l'intercommunicabilité des quartiers et des communes de l'agglomération de Nîmes).

Jean-Paul Fournier, sénateur-maire UMP de Nîmes, envisage de déposer un pourvoi en cassation auprès du Conseil d'Etat, L'élu chiffre entre "800 000 à un million d'euros le coût de cette réfection".


Manquements dans l'étude d'impact

L'Aspiq avait relevé divers manquements dans l'étude d'impact effectuée par la ville avant le début des travaux. Le juge des référés a estimé que cette étude n'avait pas analysé "les effets de ces travaux, et notamment la saturation supplémentaire du trafic urbain, sur la pollution atmosphérique, la commodité du voisinage et sa santé".

Le maire de Nîmes a non seulement notifié l'arrêt provisoire dans le centre du chantier du futur Tram'Bus, qui prévoit la traversée de la ville du sud au nord d'ici à fin 2012, mais il a également décidé de rendre les boulevards de la ville à la circulation.

Dès le 1er avril, les ouvriers qui avaient déjà supprimé ou décaissé trottoirs et chaussées, s'employaient à combler de nouveau les nombreux trous et crevasses apparus ces dernières semaines.
 
La ville de Nîmes, qui avait envisagé dans un premier temps de déplacer sa traditionnelle feria de Pentecôte en juin, pourra donc organiser les festivités sur les boulevards habituels, que les engins de chantier doivent libérer d'ici à fin avril.

Nathalie Arensonas (avec AFP)