En 2015, 500.000 personnes, soit 1,9% des actifs en emploi, ont déclaré utiliser un vélo pour se rendre à leur travail tous les jours, selon l'enquête annuelle de recensement de la population.
 
En comparaison, les actifs sont 70,6% à utiliser une automobile, 14,8% les transports en commun, 6,3% la marche à pied, 4,4% n'ont pas à se déplacer pour travailler et 2% utilisent un deux-roues motorisé, rapporte le document
Insee Première publié au mois janvier 2017.
 
Comment le vélo est utilisé ? C'est une pratique plutôt urbaine (4% des actifs des villes-centres des grands pôles urbains). La bicyclette est surtout empruntée pour un trajet domicile-travail de moins de quatre kilomètres.
 
vélo = bobos ?
 
Où utilise-t-on le plus le vélo ? A Strasbourg, Grenoble et Bordeaux (entre 12 et 16% des actifs) où le réseau de pistes cyclables est très important. "Les aménagements de la voirie et la maîtrise du trafic motorisé favorisent la pratique du vélo", explique l'Insee.
 
Qui fait du vélo ? Le cycliste qui se rend en vélo à son travail est plutôt diplômé, plus souvent cadre (3%) qu'ouvrier, artisan ou agriculteur (1%), selon l'enquête.

Plus précisément, les actifs travaillant notamment dans les arts, spectacles et activités récréatives, l'administration publique, l'enseignement, l'information et la communication sont aussi les plus concernés (3%).
 
Des familles qui boudent le vélo
 
L'utilisation du vélo dans les trajets domicile-travail évolue peu en fonction de l'âge. Chez les actifs en emploi, les hommes  sont plus nombreux à utiliser la bicyclette que les femmes (2,4% contre 1,5%).
 
Enfin, le vélo est davantage utilisé par les personnes vivant seules (2,6%), en cohabitation sans lien familial (2,8%) ou en communauté (2,4%) que par les parents ayant  leurs enfants à charge (1,7%), notamment s'il sont à la tête d'une famille monoparentale (1,5%).
 
En conclusion, il reste encore beaucoup à faire pour développer l'usage du vélo dans les trajets domicile-travail, mais les marges de progression paraissent énormes : en effet, 58% des actifs ont recours à la voiture pour des trajets inférieurs à un kilomètre.
 
F.G.
 
Le Club des villes et territoires cyclables interpelle les candidats
 
Le 16 janvier 2017, le Club des villes et territoires cyclables a publié
ses dix pistes et plus de 40 propositions "pour accélérer le changement". Les élus réunis au sein de l'association ont souhaité apporter leur contribution à la campagne présidentielle.
 
Rappelant que les collectivités locales "assurent l'essentiel  de l'effort public en faveur du vélo", l'association propose de prioriser des mesures qui, au niveau de l'État, auront un impact important. Il s'agit notamment d'accélérer et de renforcer des mesures déjà actées : rendre l'indemnité kilométrique vélo obligatoire, étendre l'exonération fiscale pour l'achat de flottes vélo, développer le stationnement vélo, par exemple.
 
Enfin, le Club des villes et territoires cyclables insiste notamment sur les retombées positives du vélo en termes de santé, d'emploi, d'environnement...