Le 9 décembre 2016, Navya a mis en service sa navette autonome dans les rues de MCity la ville artificielle conçue par l’université du Michigan, pour tester les véhicules sans conducteur. Une première aux États-Unis pour la société française, qui est aussi la seule européenne à avoir été retenue.

Cette inauguration marque le début du partenariat entre Navya et le Mobility Transformation Center (MTC). "Dans le cadre de ce partenariat , Navya met à la disposition du MTC sa navette 100% autonome en intégrant les services associés (maintenance et supervision), le MTC fournit de son côté du temps de R&D ainsi que sa plate-forme de démonstration MCity", explique un communiqué de Navya.

Ville artificielle pour véhicules autonomes

Construite en 2015 pour tester les véhicules autonomes en toute sécurité, MCity s’étend sur 4 km² avec son réseau de rues et de routes, des façades de bâtiments amovibles, des ponts, des zones à vitesse limitées ou encore des voies rapides. Une vitrine pour le constructeur français. Son président Christophe Sapet déclare : "C’est un jour important pour Navya. En effet, bien que nous ayons déjà déployé nos navettes aux quatre coins du monde, c’est la première Navya ARMA mise en service sur le continent nord-américain, un marché clé pour nous. MCity est le partenaire parfait pour cette première aux États-Unis, où nous nous apprêtons à un développement fort et rapide".

Une autre navette qui était présentée au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas a entamé le 10 janvier 2016 une série de tests dans un quartier de la capitale mondiale du jeu. Dans une interview au journal de l’automobile, Christophe Sapet explique que "deux autres villes importantes suivront dans quelques temps, avec le concours d’une filiale locale de Keolis et, dans une prochaine étape, de Valeo". Il s’agit pour Navya d’intégrer dans son véhicule le système de détection par laser (Lidar) développé par Valeo qui permettent de gagner en précision. "Un élément essentiel alors que la navette passera d’une vitesse maximum de 25 à 45 km/h", précise Christophe Sapet.

Soutien de Keolis

Précision importante apportée par le président de Navya, sa société implantera une filiale près de Boston et une unité de production dans le Michigan. Boston une ville où Keolis, qui a signé en octobre 2016 un accord de partenariat avec Navya, opère le réseau de trains régionaux.

En France, après la mise en service d’une navette à Lyon et d'autres sur des sites fermés, Navya, qui va prochainement livrer un exemplaire à Bordeaux, est en négociation avec deux autres villes. "Mais les délais de réflexion sont longs dans les collectivités locales" explique Christophe Sapet, qui compte sur la présence de Keolis à ses côtés pour "l‘aider dans les échanges qui parfois prennent un tour politique."

Robert Viennet