La métropole Aix-Marseille-Provence souhaite réduire l'empreinte environnementale de ses transports publics. Après Marseille qui a mis en service en juin 2016, une ligne de bus 100% électrique entre le Palais du Pharo et Euromed, cette collectivité s'apprête à tester un autocar circulant au gaz naturel (GNV).
 
Ce véhicule, conçu par Scania, a été présenté aux élus locaux le mardi 10 janvier 2017. Il sera mis en service pendant quatre jours sur la liaison sur autoroute entre Aix-en-Provence et Marseille, opérée par la RDT13. Au printemps, il circulera sur les grands corridors métropolitains pendant trois mois.
 
Cette expérimentation a été rendue possible grâce à la convention signée le 4 octobre 2016 entre l'antenne provençale de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) et GRDF dont l'objectif est de promouvoir une mobilité durable reposant sur l'utilisation du GNV.
 
Le biogaz à la loupe
 
En effet, ce carburant dispose de plusieurs atouts : il réduit par deux les émissions sonores, ainsi que les émissions d'oxyde d'azote (NOx) et jusqu'à 95% les émissions de particules fines par rapport à la nouvelle norme Euro VI.

Selon la FNTV, le GNV est "une solution alternative au diesel immédiatement disponible pour améliorer l'efficacité énergétique du transport routier de voyageurs".
 
Dans cet esprit, la métropole Aix-Marseille-Provence conduit actuellement une étude sur les capacités de production de biométhane local. Cette source pourrait alimenter 250 véhicules. Ce carburant, au bilan carbone neutre, est issu du traitement des déchets.
 
Dans le cadre de l'Agenda de la mobilité, cette Métropole souhaite en effet faire rouler 50% des bus au biogaz ou à l'électricité. Ces solutions alternatives au diesel sont envisagées pour les véhicules qui opèreront les futures lignes métropolitaines du réseau Premium dont le développement est prévu dans les cinq prochaines années.
 
Christine Cabiron