"La reprise du téléphérique est prévue pour demain après-midi" le 5 janvier 2017, s'était félicité lors d'une conférence de presse Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest. Le 8 janvier, le téléphérique était à nouveau à l'arrêt en raison d'une panne du système informatique qui pilote l'automate du nouvel équipement. Keolis Brest a annoncé que sa remise en service le 10 janvier 12h00...

Mis en service le 19 novembre 2016 en présence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, le téléphérique a repris du service juste à temps pour l'opération "Tous aux Capucins" lancée par l'agglomération. Cette dernière compte accueillir jusqu'à 40.000 personnes samedi et dimanche sur ce plateau, un ancien site industriel militaire de 16 hectares, partiellement réhabilité et qui comptera à terme logements, bureaux, commerces et sites culturels et de loisirs.

Keolis Brest avait annoncé le 30 novembre 2016 la mise à l'arrêt du téléphérique, le premier en France en zone urbaine, en raison d'une série de "petits défauts techniques". Parmi les problèmes rencontrés : "l'ouverture intempestive d'une porte" d'une des cabines alors qu'elle se trouvait en l'air avec un technicien à bord, ainsi que des défaillances au niveau des capteurs nécessaires au pilotage automatique du téléphérique.

Le constructeur, le groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d'attraction Bartholet, a "réglé dans la journée" le problème qui a conduit à l'ouverture inopinée de la porte et changé en partie le système des capteurs, ce qui a nécessité une nouvelle phase de tests et une nouvelle validation du dispositif par l'État, selon Keolis, qui a profité de cet arrêt technique pour "compléter la formation" de ses agents affectés au fonctionnement du téléphérique. Un technicien de Bartholet restera par ailleurs à Brest jusqu'en mars.

Ce mode de transport propre, d'un coût de 19 millions d'euros, est doté de deux nacelles pouvant embarquer chacune jusqu'à 60 passagers pour un trajet de 420 mètres réalisé en moins de 3 minutes.

AFP