Cette mesure, strictement encadrée, vise à limiter les "incivilités" et les "atteintes à la sécurité publique" dans les transports, selon les décrets parus au JO le 27 décembre 2016. Elle est prise dans le cadre de la "lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement", pour son volet municipal. 

La période test s'étendra sur trois ans à compter du 1er janvier 2017 pour les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP (jusqu'au 3 juin 2018 seulement pour les policiers municipaux). "Les enregistrements ne peuvent être consultés qu'à l'issue de l'intervention et après leur transfert sur un support informatique sécurisé", détaillent les décrets, qui excluent tout visionnage des images à distance en temps réel.

Les données ainsi récoltées sont conservées "pendant une durée de six mois à compter du jour de leur enregistrement" puis "sont effacées automatiquement". La finalité du dispositif est "la prévention des incidents" durant les interventions, "le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves, dans le cadre d'une procédure judiciaire" et "la formation et la pédagogie" des personnels, indiquent ces textes.

Les "caméras-piétons" ont déjà été lancées à titre expérimental voici quelques années par la police et la gendarmerie dans plusieurs zones de sécurité prioritaire. La Direction générale de la police nationale avait salué "leur effet modérateur, unanimement constaté par les fonctionnaires".

Manuel Valls, alors Premier ministre, avait annoncé en octobre 2015 la généralisation en cinq ans de ce dispositif, qui vise notamment à "jouer un rôle dissuasif dans la montée des tensions et aider à prévenir le passage à l'acte violent".

AFP