Le téléphérique à usage urbain continue sa percée. Alors que Brest a mis en service le 19 novembre 2016 – non sans péripéties ] une liaison aérienne par câble, Toulouse se prépare lui aussi à franchir le pas.

Le 21 décembre 2016, les élus du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) ont approuvé le projet du groupement d'entreprises mené par le constructeur français Poma pour réaliser son téléphérique urbain, qui doit entrer en service début 2020. Le groupement conduit par Poma réunit Bouygues TP, Systra, Seti, Altiservice et Sequences.

Au prix d'un petit tram

Ce téléphérique doit coûter 54,6 millions d'euros. Il desservira trois stations sur 3 kilomètres dans le sud de Toulouse : l'université Paul Sabatier, l'hôpital de Rangueil et l'Oncopole, un pôle de recherche sur le cancer. Ce qui porte le coût de ce système urbain à 18,2 millions d'euros du kilomètre, voisin de la fourchette basse du prix kilomètrique de certains tramways.

Concrètement, 14 cabines de 35 places seront installées, pour 7.000 voyageurs attendus par jour. Le trajet, qui devrait être accompli en 10 minutes, présente un dénivelé de 100 mètres sur le coteau de la colline de Pech David et survole la Garonne.

La conception doit commencer début 2017, l'enquête publique début 2018 et les travaux fin 2018, pour une mise en service début 2020. Le système choisi, dit "3S", fonctionne avec deux câbles fixes tendus entre les stations et un câble tracteur en mouvement. 

Bus, métro, téléphérique, les nombreux projets de Toulouse

Au-delà du téléphérique, l'agglomération toulousaine compte lancer 10 lignes de bus supplémentaires d'ici 2019, doubler la capacité d'une des deux lignes de métro et créer une troisième ligne de métro en 2024.

En France, le téléphérique reste pour l'heure essentiellement associé au tourisme et particulièrement au sport d'hiver mais, encouragé par  la loi de 2009 issue du Grenelle de l'environnement, il pourrait voir le jour dans plusieurs autres villes, dont Orléans, Boulogne-Billancourt, Grenoble, Chambéry, Saint-Étienne et Créteil.

Marc Fressoz avec AFP