"Nos chefs d'entreprise sont écrasés par la bureaucratie administrative, fiscale, sociale et comptable (...) Cette bureaucratie est ridicule et dangereuse pour la vitalité de nos entreprises et pour l'économie toute entière", explique le président de la FNTV, Michel Seyt, dans une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle.
 
Revendiquant plus de 1000 entreprises employant 70 000 salariés en France, la FNTV dénonce notamment la multiplication et la complexité des obligations et contraintes qui pèsent sur les entreprises du transport routier de voyageurs : demandes des organismes sociaux, et notamment l'établissement des référentiels pour évaluer "la supposée pénibilité" à laquelle sont soumis les salariés ; "tableaux excessivement volumineux et complexes" exigés par l'Arafer pour son observatoire etc.
 
"Les entreprises françaises, en particulier les TPE et PME, meurent de cette paperasserie inutile qui les empêche en outre d'être concurrentielles au niveau européen et international", ajoute Michel Seyt dans cette lettre ouverte. Ainsi, prenant acte des échecs passés des tentatives de réforme de l'État, celui-ci propose que "chaque ministre soit tenu d'opérer des simplifications au sein de son périmètre ministériel afin de libérer l'économie".

Le compte pénibilité dans le viseur
 
Le président de la FNTV souhaite également que le prochain président de la République favorise "la création d'emplois en simplifiant le code du travail, en allégeant les charges qui pèsent de manière de plus en plus lourde sur les entreprises, en supprimant les effets de seuil qui nuisent aux embauches" et surtout revienne sur la réforme de la pénibilité.
 
Enfin, Michel Seyt termine, sa lettre ouverte, sur une note plus positive en prenant l'exemple de la libéralisation du marché de l'autocar longue distance. "Bien que symbolique et ne constituant pas le cœur d'activité de nos entreprises, cette réforme a permis d'insuffler une nouvelle énergie, source de développement économique dans notre secteur. Elle a permis la création de nombreux emplois et d'élargir l'offre de transport et de la démocratiser au bénéfice des Français."
 
F.G.