C'est la deuxième ligne la plus fréquentée du métro parisien. Le conseil du Stif a approuvé le financement Stif-RATP de 20 nouvelles rames Alstom automatisées destinées à la ligne 4 pour 163 millions d'euros.

Ces métros MP14, composés de 6 voitures, viendront s’ajouter aux 32 rames (21 MP89 et 11 MP05) adaptées et transférées de la ligne 14 vers la ligne 4. L’acquisition et l’adaptation de rames automatiques sont subventionnées à hauteur de 50% par le Stif et correspondent à un coût total de 211,1 millions d'euros, les 50% restants étant financés par la RATP dans le cadre du
contrat Stif-RATP signé en novembre 2015.

Ces trains permettront d’accroître la capacité et la qualité de transport sur la ligne, pour un service global visé équivalent à celui de la ligne 1. Les nouvelles rames seront livrées entre 2021 et 2022. Les premières navettes automatiques circuleront à partir de 2021 et remplaceront progressivement les anciennes rames avec conducteurs jusqu’en 2022.

Une automatisation en cours

Le projet global d’automatisation, incluant le prolongement de la ligne au Sud – reliant Montrouge à Bagneux – et l’adaptation des stations existantes, est estimé à 413 millions d'euros. A leur mise en service fin 2020, la ligne 4 verra son affluence augmenter de 37 000 voyageurs par jour et offrira une correspondance avec toutes les lignes du métro, de RER et avec les quatre grandes gares parisiennes auxquelles s’ajoutera la ligne 15 sud du Grand Paris Express.

Les premiers travaux d’automatisation ont commencé en 2016, avec notamment le rehaussement des quais des premières stations (Etienne Marcel, Gare de l’Est, Saint-Germain-des-Prés, Mouton-Duvernet et Raspail). En parallèle de ces travaux, la pose de façades de quai sur l’ensemble des stations de la ligne s’organisera de mi-2017 à fin 2018.

Du travail pour sept sites
 
Cette levée d’option s’inscrit dans le cadre du marché MP14 signé en mars 2015, entre la RATP (mandatée par le Stif et la SGP) et Alstom, et portant sur la livraison d’un maximum de 217 trains MP14 sur 15 ans et pour un montant total de plus de 2 milliards d’euros.

Alstom indique que ce marché va permettre de pérenniser les emplois en France pendant plusieurs années, sur les sept sites qui conçoivent et produisent le métro (Valenciennes, Le Creusot, Ornans, Villeurbanne, Tarbes, Saint-Ouen et Aix en Provence) et chez ses fournisseurs.



F.G.