Après les régions Normandie et Grand Est, c'est au tour de la Nouvelle Aquitaine de conclure avec l'État un accord de reprise de trois lignes Intercités : Bordeaux-La Rochelle, Bordeaux-Limoges et Bordeaux-Ussel. Cet accord doit encore être examiné, le 19 décembre 2016, en séance plénière de la Région qui deviendra alors autorité organisatrice de ces trois lignes à compter du 1er janvier 2018.
 
En contrepartie, l'État s'engage à financer le renouvellement complet du matériel roulant de ces trois lignes TET (trains d'équilibre du territoire). Il s'agira de cinq rames Régiolis d'Alstom qui doivent être déployées au plus tard en juin 2019. En outre, l'accord prévoit que l'État versera une contribution de fonctionnement à la Nouvelle Aquitaine, sans préciser son montant ou son mode de calcul.
 
Un accord de raison
 
Dans un communiqué, le président de la Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, parle d'un "accord équilibré et de raison entre l'État et la Région" qui va permettre de poursuivre ses missions d'aménagement du territoire. De son côté, Alain Vidalies s'est félicité de "cet accord, qui va donner à la région Nouvelle Aquitaine un rôle déterminant pour organiser et améliorer l'ensemble des services ferroviaire desservant son territoire". Autrement dit, les Régions feront mieux que l'État, autorité organisatrice des TET...
 
Le ministère de l'Environnement indique, dans ce communiqué, que "les discussions se poursuivent avec les autres Régions pour parvenir à des accords de ce type dans les prochains jours".

Florence Guernalec