Diminution des émissions de gaz à effet de serre, réduction des coûts associés à la congestion des routes et de la dépendance au pétrole, contribution à faire vivre le tissu économique local... Le fret ferroviaire ne manque pas d'atouts, pourtant sa part de marché stagne à 10% depuis 2005. Pire, le volume de marchandises transportées a baissé de 5% au premier semestre 2016.
 
C'est dans "cette situation plus que préoccupante" que le conseil d'administration de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) a adopté, le 10 novembre 2016, une position intitulée
"le fret ferroviaire : un levier incontournable pour respecter nos engagements en matière de changement climatique". L'objectif ? Renforcer son acttractivité.
 
Ainsi, l'UTP formule cinq propositions :

- proposer un contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau dans un cadre clair, prévisible et favorable au développement du fret ferroviaire 
L'UTP réclame une visibilité pluriannuelle, et notamment un taux d'inflation ferroviaire faible, voire nul, dans les années à venir.

- mettre en œuvre une tarification soutenable et liée à la qualité de service réellement fournie aux clients 
 
- placer le client final au cœur de l’approche commerciale 
Pour l’UTP, le secteur ferroviaire "doit se focaliser, en particulier, sur la fiabilité, la fréquence, la flexibilité, l’adaptation à la clientèle ainsi que sur la durée de transport et les tarifs, sans oublier l’innovation". Des critères qui entrent en compte au moment du choix entre les différents modes de transport.
 
- mettre en place une prime au report modal
L'UTP rappelle que ce système existe déjà, avec succès, en Suisse et en Grande-Bretagne. Ainsi, l'organisation professionnelle demande d'examiner la proposition de la mission Savary-Pancher qui suggère d'instaurer une recette dédiée au report modal prise dans l'Eurovignette régionalisée ;
 
- faire évoluer le cadre réglementaire et organisationnel
Il s'agit de créer les conditions nécessaires pour concurrencer les autres modes de transport, en particulier routier.
 
L'UTP rappelle que les engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement prévoient de porter la part du transport de marchandises non routier et non aérien à 25% à l’échéance 2022...

F.G.