Ne doutant pas de l'adoption définitive du projet de loi du Grand Paris par le Parlement fin mai 2010 - après passage devant la commission mixte paritaire le 20 - le secrétaire d'Etat au développement de la région capitale est revenu sur la décision du Sénat de stopper Arc Express, le projet de rocade ferroviaire défendu par la région Ile de France et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif)

"Faire Arc Express aurait été un g^chis car il ne s'agit pas d'une boucle complète. Or, les études de la RATP montrent que dans ce cas, on perd 40 à 50 % du potentiel de trafic", justifie Christian Blanc qui juge que "l'amendement introduit par le Sénat est un amendement de bon sens et de sagesse". Il permettra "de ne pas perdre de temps", selon le secrétaire d'Etat qui indique que les études déjà menées serviront à Arc Express, puisque la double boucle reprendra une partie du tracé étudié pour les deux arcs.


Réinjecter l'argent d'Arc Express dans les RER

L'ancien président de la RATP qui assure entretenir des "rapports d'amitiés" avec Jean Paul Huchon, le président PS de l'Ile de France, s'est permis ce conseil : "Les 6 milliards d'euros que la Région était prête à mettre dans Arc Express devraient être employés pour la rénovation des RER qui est un problème très urgent et ressort de la compétence de la Région".

Quant au coût de la double boucle de 130 km de métro automatique, s'il est précisément chiffré à 21,4 milliards d'euros par Christian Blanc, ses équipes admettent qu'il s'agit là d'estimations. "Nous les avons établies à partir de coût moyen au kilomètre par type de tronçon et en nous appuyant sur la RATP, précise Marc Véron, directeur de cabinet du secrétaire d'Etat. Mais c'est au cours du débat public que seront fixés le tracé définitif, le nombre de gares et leur implantations précises ainsi que les tronçons par lesquels commencer le percement".
La facture pourrait donc être beaucoup plus lourde que celle avancée à ce stade...

Marc Fressoz


Le Grand Paris du XXIè siècle. Editions du Cherche Midi.