Après deux tours de France Gart-UTP – l'un consacré au modèle économique, l'autre à l'optimisation des ressources –, voici les états généraux de la mobilité durable. Cette fois-ci, les élus du Gart et opérateurs de l'UTP s'ouvrent à toutes les parties prenantes du transport : les usagers, les fédérations d'employeurs et professionnelles, les syndicats de salariés, les ONG mais aussi les start-up qui travaillent sur ces questions... L'UTP et le Gart ont également associé à cet événement la Fnaut, la FNTV, Régions de France (ex-ARF) et TDIE.
 
L'objectif ? Sensibiliser les acteurs concernés, et en particulier, les candidats à l'Élysée. "Ce n'est pas facile d'aborder ce sujet dans le contexte de la campagne présidentielle car en tant que tel, les transports publics ne sont pas un élément du débat national, alors que ce sujet recoupe les questions d'emploi, de déplacement des salariés, de sécurité, de vivre ensemble et de développement durable", a fait observer, le président de l'UTP, Jean-Pierre Farandou à l'initiative de ces états généraux.
 
"Les usagers sont la partie la plus importante de ces états généraux", a déclaré le président du Gart, Louis Nègre lors de la conférence de presse. "Le client est au cœur de la problématique, a répété le président de la commission transports et mobilité de Régions de France, Michel Neugnot. Les outils sont multiples et variés. Les réponses doivent être construites en partenariat avec les usagers. (...) Le Schéma de l'intermodalité et des infrastructures à réaliser avant septembre 2019 va être un temps essentiel."

Un cahier de doléances en trois phases
 
Ces états généraux se déroulent en trois étapes :

1 - une consultation nationale en ligne ouverte à toutes les parties prenantes (fermée depuis le 31 août 2016)
Le questionnaire était centré autour de cinq thèmes : la qualité de service, la transition énergétique et la santé publique, le financement et le modèle économique, l'intermodalité et la multimodalité, et la desserte des territoires peu denses (rural, périurbain).
Cette consultation a recueilli 468 contributions au total. Les autorités organisatrices ont répondu majoritairement au questionnaire, mais aussi des opérateurs, des associations d'usagers des transports, des ONG (type France Nature Environnement et de contribuables, par exemple), et des syndicats même si ces derniers ont été très peu contribué.

2 - Six réunions régionales publiques entre le 26 octobre et le 22 décembre 2016 (voir ci-dessous le calendrier)
Les propositions issues de la consultation nationale serviront de matière première aux échanges entre la salle et la tribune organisés en province, et ouverts à toutes les parties prenantes. "Aucune proposition ne sera passée sous silence", a assuré le directeur général du Gart, Guy Le Bras.
Il s'agira alors d'élaborer des mesures "destinées à assurer une politique de mobilité à la fois efficace et efficiente", souligne le dossier de presse commun.

3 - Une présentation nationale et un document de restitution de l'ensemble des propositions et mesures préconisées en mars 2017
Les organisateurs ont d'ores et déjà prévu de tenir une conférence de presse pour présenter ce travail et marquer l'achèvement des états généraux.
 
Restera alors à convaincre que le transport public est "la priorité des priorités pour ceux qui aspirent à la charge suprême, a conclu le président du Gart, Louis Nègre. Car c'est un besoin quotidien. On se déplace tous !".
 
Florence Guernalec

 
Le calendrier des six réunions publiques

26/10 - Lille, Métropole européenne de Lille
9/11 - Lyon, Métropole ;
24/11 - Marseille, conseil régional de PACA ;
9/12 - Nantes, conseil régional Pays de la Loire ;
12/12 - Bordeaux, conseil régional Nouvelle-Aquitaine ;
22/12 - Strasbourg, Eurométropole
 
Inscriptions sur le site des états généraux de la mobilité durable