De couleur ocre, renvoyant au pigment des façades d'immeubles niçois, la maquette grandeur nature de la future ligne Ouest-Est est livrée depuis cette semaines à la curiosité des Niçois, Place Garibaldi. Ce design avait été retenu fin 2015 après une consultation de la population qui avait le choix entre trois propositions imaginées par le designer français Ora Ïto.

Mais la vraie innovation de cette ligne restera invisible. Il s'agit, en effet, de la première rame au monde qui circulera avec le système de "biberonnage" imaginé par Alstom. A la différence de l'APS, le système de captation du courant par le sol déjà développé par Alstom qui alimente le tram en continu en lieu et place de la caténaire, le système de recharge par le sol (SRS) permet d'emmagasiner à chaque station de l'énergie électrique dans les batteries du tram, ce qui leur donne une autonomie suffisante pour rouler jusqu'à la station suivante.

Vingt secondes soit moins que le temps d'un arrêt suffiront pour recharger les batteries. Aucune ligne aérienne ne viendra donc marquer le paysage, hormis dans les 3,2 kilomètres de tunnel du tracé au cœur du centre-ville.

Cette seconde ligne de tramway longue de 11,3 kilomètres traversera la ville d'Ouest en Est reliant l'aéroport au port de Nice et desservant 210 000 habitants et emplois situés à 500 mètres du tracé. Sa mise en service se fera en plusieurs étapes avec un premier tronçon Cadam-Magnan ouvert à l'automne 2018, la connexion avec l'aéroport fin 2018 et la partie souterraine de Magnan à Port Lympia courant 2019.

Robert Viennet