Cette ligne, qui relie Paris à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) et Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), "transporte 100.000 personnes chaque année" et présente un "potentiel évident", affirment dans un communiqué les vice-présidents de la région en charge de l'économie, des transports et de l’environnement.

"Nous avons présenté à de nombreuses reprises des pistes", mais "cela fait plus de deux mois que nous demandons en vain d'être reçus par la direction nationale des (trains) Intercités", affirment-ils. Jugeant "impératif que les acteurs responsables de ce dossier se rassemblent", ils préviennent que "ce travail est un préalable à la négociation de la convention ferroviaire qui lie la Région à la SNCF, en cours d'élaboration pour être applicable en 2017".

Auvergne-Rhône-Alpes figure en effet parmi les cinq régions dont la convention TER arrive à échéance en fin d’année. Comme la ligne Paris-Savoie, trois autres lignes Intercités de nuit ont été supprimées : Paris-Albi, ainsi que celles reliant Strasbourg et Luxembourg à Nice et Portbou (Espagne).

Intercités de nuit et de jour, même combat ?

Deux autres lignes, Paris-Irun (Espagne) et Paris-Nice, bénéficient d'un sursis, respectivement jusqu'en juillet et octobre 2017, tandis que l'État s'est engagé à maintenir les liaisons Paris-Briançon et Paris-Latour-de-Carol "en raison de l'absence d'une offre alternative suffisante".

Aucun investisseur privé n'a voulu reprendre en l'état ces lignes délaissées par les voyageurs (-25% de fréquentation depuis 2011), lourdement déficitaires (environ 100 millions d'euros prévus cette année) et désormais en concurrence avec les cars Macron.

Le gouvernement a laissé la porte ouverte à un financement par les Régions, mais aucun accord n'a pu être trouvé à temps. Le sort des Intercités de nuit est cependant étroitement lié à celui des Intercités de jour, dont l'État souhaite aussi se désengager et pour lesquels une concertation avec les Régions se poursuit jusqu'au 15 octobre.

AFP