"Il est du devoir des gouvernements de gérer la transition vers la révolution industrielle qu’engendre l’émergence des véhicules autonomes. Il m’a semblé primordial que l’Allemagne et la France agissent de concert sur ce sujet pour tracer la voie à suivre et éviter l’émergence de règles ou normes divergentes", déclare Alain Vidalies dans un communiqué.
 
Le secrétaire d’État chargé des Transports et son homologue allemand Alexander Dobrindt ont lancé, le 29 septembre 2016, une initiative franco-allemande pour la mobilité électrique et numérique. Avec cette feuille de route, il s’agit d’anticiper et préparer au mieux l’évolution des politiques publiques et de la réglementation, afin qu’elles concilient au mieux l’innovation, la sécurité routière, la gestion des réseaux de transports, et l’acceptabilité sur la conduite automatisée. Les deux ministres ont exprimé leur souhait que tous ces travaux se fondent sur des projets concrets.
 
Les efforts communs devront permettre, sur la base de travaux scientifiques et techniques ainsi que des expérimentations, d’identifier concrètement en quoi les impacts de l’automatisation sur les gestes de conduite, la sécurité routière, les trafics, et plus largement les comportements la mobilité, appellent une vigilance particulière sur certains points critiques de la réglementation ou des politiques publiques.
 
S'agissant de l’électromobilité, les deux pays chercheront à défendre une vision commune en matière de normes, d’intégration des énergies renouvelables dans les transports, et de promotion des véhicules électriques. Ils travailleront à l’émergence d’un corridor de points de rechargements interopérables reliant à terme l’Allemagne, la France et la péninsule ibérique.
 
Ce travail bilatéral renforcé entre les deux pays sur ces thèmes permettra de tracer la voie pour  les réflexions au sein des différents cadres européens et internationaux déjà mis en place. Cela permettra notamment de peser plus fortement sur les décisions en matière de normes, de soutien aux véhicules électriques et de réflexion sur les impacts du développement des véhicules autonomes et connectés.

FG
 
Une place réservée à l'expérimentation
 
Les deux pays utiliseront leurs expériences grâce aux expérimentations et aux projets pilotes, en termes de lien entre le véhicule connecté ou automatisé, et son environnement.
 
En outre, les deux ministres ont notamment décidé d’en lancer :
- La création d’un "site expérimental numérique franco-allemand" sur une partie transfrontalière du réseau routier des deux pays, dont les caractéristiques seront définies avant la fin de l’année, pour permettre à l’industrie et à la recherche de réaliser des expérimentations en situations réelles de circulation variant en complexité.
- Le lancement du projet de "Challenge sur le Rhin" : à l’occasion du Congrès européen ITS de juin 2017 à Strasbourg, un défi conjoint sera lancé pour des navettes automatisées expérimentales de transport de passagers entre Kehl et Strasbourg.