"On a quasiment les bases d'un accord pour passer à un transfert de l'Etat vers la région", a déclaré M. Richert, qui a négocié avec le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies la reprise des lignes Intercités Paris-Belfort, Metz-Hirson et Reims-Dijon.

Reste encore à détailler les contreparties, c'est-à-dire le prix que le gouvernement est prêt à payer pour se débarrasser de ces lignes déficitaires et jugées non stratégiques. "Nous avons convenu que ce serait par un mix entre des trains à remplacer et une participation de l'Etat au déficit structurel" de ces lignes, a indiqué le président de la région Grand Est.

Le nombre de trains neufs serait ainsi compris "entre 15 et 19", tandis que le partage des pertes futures doit encore être affiné. "Il faudra regarder comment répartir la participation de l'Etat et comment les régions concernées prennent en charge la part de déficit" restant, explique-t-il.

Les trois lignes desservent en effet l'Ile-de-France - avec qui de premiers échanges ont eu lieu - ainsi que la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France. "On va pouvoir organiser ces lignes de façon plus efficace" pour "abaisser le déficit sur l'ensemble de l'exploitation", affirme M. Richert. La ligne Paris-Belfort concentre l'essentiel des pertes actuelles, avec un déficit de 35 millions d'euros par an.

L'amélioration viendra en partie des nouveaux trains, qui remplaceront un "matériel qui a 40 ans d'âge et qui tombe assez souvent en rade", estime-t-il, mais aussi de l'arrêt dès le 1er octobre de lignes de nuit vers Strasbourg et Luxembourg, que la région ne reprendra pas.

Le cabinet de M. Vidalies a confirmé avoir formulé "un certain nombres de propositions dans le cadre des discussions" en cours avec les régions sur les Intercités, mais n'avoir "pas reçu de réponse formelle" de M. Richert à ce stade.

Sur la vingtaine de lignes Intercités, le gouvernement a décidé d'en conserver six et la Normandie en reprendra trois - en échange de 720 millions d'euros de trains neufs. La concertation sur les autres lignes doit s'achever mi-octobre.

AFP