Les usagers des transports d'Île-de-France font sans le savoir de l'exercice, selon l'étude de l'Inserm et du Stif qui mesure l'activité physique liés aux déplacements quotidiens des Franciliens. En effet, ceux qui utilisent les transports en commun au quotidien effectuent, en moyenne,  27 minutes d’activité physique par jour avec ce mode de déplacement.

L'étude explique, en effet, que les voyageurs qui utilisent le bus, le métro, le tramway, le train, le RER (ou une combinaison de ces modes au cours d’un même déplacement) font généralement une partie du trajet à pied. Ainsi, il apparaît que les transports en commun offrent de nombreuses occasions aux voyageurs de marcher, que ce soit entre le point de départ ou d’arrivée d’un déplacement et les stations de transport en commun ou pour les correspondances.
 
Cela représente une dépense de 180 kcal, "soit la durée moyenne préconisée par l’OMS et les autorités sanitaires nationales pour maintenir son état de santé et rester en forme", soulignent Basile Chaix, responsable scientifique de l’étude et Directeur de recherche à l’Inserm et Ruben Brondeel, doctorant sur le projet dans un communiqué. L'enjeu ? La lutte contre la sédentarité qui est la source du surpoids et de l'obésité mais aussi la cause principale de nombreux cancers et maladies cardiovasculaires.
 
Les Parisiens au top
 
En moyenne, les déplacements en transports en commun génèrent même davantage d’activité physique au quotidien pour leurs utilisateurs que les déplacements effectués uniquement à pied (16 minutes). Cependant, la durée moyenne d'activité physique diffère selon le lieu de résidence : 29 minutes pour les Parisiens qui se déplacent plus et utilisent davantage les modes de transport alternatifs à la voiture, mais respectivement 22 et 18 minutes pour les habitants de la petite et grande couronne.
 
En conclusion, le Stif souligne que les modes de transport actifs sont favorisés par le développement de l'intermodalité. L'autorité organisatrice d'Île-de-France met en avance les espaces de stationnement sécurisés des bicyclettes Veligo et l'augmentation des parcs relais près des gares, mais aussi le partage de voirie plus équilibré en faveur des bus.
 
Florence Guernalec