Les émissions françaises de gaz à effet de serre dues aux transports – 30% du total en France – sont reparties à la hausse l'an dernier, une première depuis plus de dix ans. En cause, l'augmentation globale de la circulation, selon des données du ministère de l'Environnement.

Après avoir baissé en moyenne de 0,7% par an depuis 2004, les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transports ont progressé l'an dernier de 0,9%, selon une note du CGEDD publiée le 25 août 2016.

La voiture en cause

L'essentiel de ces GES (93%) proviennent du transport sur route. L'augmentation de 1,3% de la consommation de carburant routier en 2015 est sans doute liée à la modération du prix du pétrole 

Mais sur le bitume, à qui imputer cette inflation d'émission ?  Aux poids lourds ou aux automobilistes ? En fait, ce sont les véhicules légers qui sont en cause. Ils représentent 70% du trafic et leur circulation a gagné 2,4% quand le trafic global a pris 2,2%. En revanche, les poids lourds reculent de 0,9%, le trafic d'autocars gagnant pour sa part 1,5 %.

Objectifs lointains

Au total, "ces émissions rejetées par le transport représentent un peu plus de 2 tonnes d'équivalent CO2 (eqCO2) par habitant alors que l'objectif fixé par la loi sur la transition énergétique [votée l'an dernier] est de 2 tonnes eqCO2", ajoute l'étude mais cela couvre pour l'ensemble des secteurs d'activité, remarque aussi le document.
 
La loi prévoit des mesures pour réduire l'impact écologique du transport, comme l'installation de 7 millions de points de charge pour  les véhicules électriques d'ici 2030, la prime à l'achat d'un véhicule électrique ou encore l'augmentation du nombre de véhicules plus propres dans les flottes de véhicules de l'État et des établissements et transporteurs publics.

Par ailleurs, un rapprochement, via la fiscalité, entre les prix du gazole et de l'essence a été entamé par le gouvernement et doit se poursuivre l'an prochain.

MF avec AFP