Les essais du futur tramway express qui va relier dès l'été 2010 Lyon Part Dieu et l'aéroport Saint-Exupéry (22 km), sont réalisés avec les cinq rames déjà livrées sur les sept à venir. Des tests qui anticipent une situation d'exploitation inédite en France dans le domaine des tramways puisque deux sociétés différentes - Keolis pour le tramway urbain T3 et Veolia pour RhônExpress - se partageront une partie des infrastructures sur 15 km.

Sur la section de ligne commune avec le T3, les rames de RhônExpress dépasseront les tramways urbains dans la plupart des sept stations intermédiaires, le service dédié aéroport ne desservant que Gare Lyon-Part-Dieu, centre névralgique des transports lyonnais et de Rhône-Alpes, la Soie, en correspondance avec la ligne A du métro, et Meyzieu Z.I, l'actuel terminus du T3.


7 jours sur 7

Le service sera assuré 365 jours par an de 5 heures à minuit, avec un tram toutes les les 15 minutes de 6 heures à 21 heures, et toutes les 30 minutes de 5 à 6 h et de 21 h à minuit . Durée du trajet : 27 minutes au lieu d'une heure avec les bus actuels.
Les rames fabriquées par le constructeur suisse Stadler disposeront de personnels de bord spécialisés, de racks à bagages, d'alimentations électriques pour les téléphones portables et les ordinateurs. Par ailleurs,les rames seront climatisées.

Tarif du voyage express : de 13 € l'aller simple à 66 € le carnet de six voyages. Les moins de 12 ans accompagnés voyageront gratuitement et les 12-25 ans bénéficieront d'allers simples à 11 € et d'allers-retours à 19€.


Une ligne multipartenaires

Notons l'originalité contractuelle du système qui associe pour trente ans le département du Rhône, l'autorité organisatrice concédante, et la société concessionnaire RhônExpress composée de la Caisse des dépôts (36,6%), du groupe VINCI, concepteur et constructeur (35,2%), et de Veolia Transport (28,2%), exploitant de la ligne.
L'investissement de 120 millions d'euros est  couvert à 51,66 % par les emprunts contractés par RhônExpress, à  33% par des subventions et  à 14,75 % par l'apport des actionnaires.


Michel Chlastacz