Lors du prochain conseil de Paris, la Ville proposera, selon le nouveau plan, des aides à l'abandon de véhicules essence immatriculés avant janvier 2006 et non avant janvier 1997 comme prévu initialement.
Les aides sont également élargies aux véhicules diesel d'avant janvier 2011 et non d'avant janvier 1997 comme annoncé précédemment.
Des aides, qui n'existaient pas auparavant, sont également prévues pour les deux-roues d'avant octobre 2010.
  
Ces aides se montent à une somme maximum de 400 euros destinée à payer une partie du passe Navigo, de l'abonnement au système de vélo partagé Vélib', une offre découverte à Autolib' (50% sur l'abonnement annuel avec un crédit de 50 euros de trajets payés) ou à acheter un vélo à assistance électrique (VAE). Les bénéficiaires s'engagent à ne pas racheter de véhicule pendant cinq ans.
  
Des aides pour effectuer des travaux de construction d'abris vélo (50% du montant des travaux avec un plafond à 2000 euros) ou d'installation de points de recharge pour véhicule électrique (50% du montant des travaux avec un plafond à 500 euros), auparavant destinées aux seules copropriétés privées, seront également élargies au logement social.
  
Les aides aux petits entrepreneurs pouvant aller jusqu'à 9 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique ou GNV (gaz naturel) restent inchangées.
  
Pour lutter contre la pollution de l'air, la maire de Paris a mis en place un plan restreignant la circulation des véhicules les plus polluants et qui se déclinera année après année. La première grande étape démarre le 1er juillet 2016 avec les voitures datant d'avant 1997 et les deux-roues datant d'avant 1999.

Florence Guernalec (avec AFP)


 
Une enquête qui tombe à pic
 
La moitié des déplacements dans la capitale concerne des trajets Paris-Paris et 42% de ces trajets font moins de dix kilomètres. Près de 25% des trajets viennent de petite couronne et 7,4% de grande couronne, selon l'enquête réalisée par le cabinet d'études MV2 Conseil pour le compte de la mairie de Paris et publiée le 29 juin 2016. Autrement dit, ces déplacements motorisés pourraient être effectués autrement, selon Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports à la Ville.
 
L'enquête indique également que les conducteurs sont à 84% des hommes, à 64% des CSP+ (cadres, commerçants, chefs  d'entreprise), que six véhicules sur dix sont des voitures, quatre sur dix des véhicules d'entreprise et que 79% des conducteurs sont seuls dans leur véhicule. Cette enquête "tord le cou à des idées reçues", a indiqué à l'AFP Christophe Najdovski. Ce "ne sont pas les gens de la grande couronne qui viennent travailler dans Paris et les restrictions à venir ne vont pas toucher les familles et les déplacements professionnels", dit-il.
 
Mais, 55% des 1127 conducteurs interrogés fin 2015 et circulant dans les arrondissements centraux de la capitale, indiquent qu'ils ne "veulent pas changer" de mode de transport, 65% estimant que c'est "le plus rapide". Si "nous voulons que notre ville et notre métropole soit vivable et durable, il faut donc donner aux autres modes de transport plus d'attractivité", indique l'élu qui précise qu'un projet de restructuration du réseau de bus, inchangé depuis les années 1950, sera lancé à la rentrée de même qu'un développement du "plan vélo" de la ville.

Florence Guernalec (d'après AFP)