Plus de 200 personnes ont assisté le 15 juin à la remise des prix du concours du Bus d'or. Pour cette 28e édition, 47 conducteurs – dont trois Suisses, un Allemand, un Portugais et un Néerlandais – se sont affrontés pendant trois jours à Paris dans le cadre du Salon européen de la mobilité. Un cru exceptionnel puisqu'il y avait quinze réseaux urbains de plus qu'en 2014.

Au programme des épreuves, slalom sur circuit, freinage d'urgence, accessibilité à un arrêt, conduite en condition réelle d'exploitation sur une ligne de la RATP, QCM. 

Un score très serré

Cette année, le Bus d'or a été remporté par Stéphane Halbert, conducteur de bus chez Keolis Angers. Dans le top 5, il était suivi de très près avec trois points d'écart, par Romain Sarzier (Transdev Valence), Bruno Herbin (Société des transports publics de Saint-Etienne), Grégory Sobilo (RATP Rives nord), Mathias Dumont (TAMM Metz).

"Sans conducteur il n'y a pas de service. La marque des opérateurs est portée par les conducteurs", a rappelé Jean-Pierre Farandou, président de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), organisatrice de ce concours. "Le Bus d'or récompense les meilleurs conducteurs. Au travers des lauréats, c'est la corporation qui est gagnante".

Cinq prix spéciaux et un prix européen

Cette année, cinq prix spéciaux ont été remis. Joëlle Van Der Horst (CarPostal Salon de Provence) a remporté le prix féminin. Jim Fouchange (Société des transports Libournais - Transdev) a reçu celui du "plus jeune permis D". Bruno Herbin (TPAS Saint-Eienne) s'est vu remettre celui du "plus ancien permis D". Jérémy Bokalo (Cabaro Beauvais - Transdev) s'est vu décerner celui de "l'accessibilité au point d'arrêt". Raphaël Esnault (Keolis Quimper) a obtenu celui de la catégorie "développement durable".

Le prix du meilleur conducteur  européen est revenu à José Afonso Taveira, des Transports publics Neuchâtelois.

Christine Cabiron