En matière de billettique, les autorités organisatrices (AO) craignent de faire le mauvais choix. Deux raisons à cela : l’absence de certification des solutions et le maquis des produits proposés qui deviennent vite un casse-tête pour les petites agglos. "Saintes, c’est 27 000 habitants, l’agglomération, 70 000, nous avons seulement deux salariés dédiés au transport. Nous n’avons pas les moyens de suivre les évolutions technologiques", explique Frédéric Neveu, vice-président chargé de la mobilité et des transports de la communauté d’agglomération de Saintes, et président du comité de l’Agence française pour l’information multimodale et la billettique (AFIMB), agence qui dépend du Ministère de l’Environnement.

Le travail sur l’interopérabilité effectué au sein de la commission de normalisation CN03 présidée par Benoît Chauvin est en phase de finalisation d’un dispositif de certification de la communication sans contact. Cela permettra de rassurer les AO sur le fait que les valideurs achetés fonctionnent réellement avec tous types de cartes, smartphones… Le Cerema travaille, en outre, sur "un cahier des charges" (fiche technique) à insérer dans les appels d’offres afin de s’assurer que les produits correspondent bien aux certifications demandées. Ce document réalisé avec l'AFIMB, le Gart, Agir et sa centrale d'achat, sera publié en fin d’année 2016, et couvrira la billettique mais aussi les systèmes d’aide à l’exploitation et l’information voyageurs. L’ouvrage comportera, en outre, un panorama des  solutions sur le marché.

La Centrale d’achat du transport public (CATP) pourra utiliser ce travail de certification pour ses propres appels d’offres et le référencement des produits qui sont à son catalogue. Cela permettra aussi de découpler le matériel et les logiciels puisque les deux seront censés à l’avenir communiquer ensemble.

Florence Guernalec