"Moins de batteries, plus de passagers", la philosophie de PVI n’a pas changé. Cependant, l’équipementier a adapté la première génération de sa solution Watt System conçue pour des bus de 12 mètres à des véhicules de 18 et 24 mètres. Le marché visé ? Celui des BHNS. PVI a présenté les évolutions lors d’une conférence de presse au Salon transports publics.

Exit donc les supercondensateurs pour des recharges en quelques secondes aux arrêts. La nouvelle solution utilise des batteries de puissance qui permettent de recharger les bus en moins de cinq minutes aux terminus (ou en combinant l'opération avec des arrêts intermédiaires) à la différence des batteries d’énergie qui nécessitent un rechargement lent la nuit.

PVI revendique une durée de vie des batteries de 8-10 ans et une autonomie de 40 kilomètres, qui devient illimitée lorsque l’exploitant effectue des recharges aux terminus. Pour le reste, PVI utilise toujours un système de biberonnage (bras de connexion) pour recharger les véhicules. 
L’expérimentation Watt System à l’aéroport de Nice pendant 18 mois a permis d’éprouver sa solution. 

"Le bon dimensionnement des batteries est important", explique Pierre Midrouillet, général manager qui propose d'adapter sa solution aux conditions d'exploitation. "Nous ne vendons pas seulement un bus électrique mais un système - bras pour le biberonnage, batterie, raccordement, électronique de puissance…", précise Pierre Midrouillet.

Aujourd’hui, l’équipementier cherche à nouer des partenariats avec des constructeurs - deux seraient d’ores et déjà intéressés. L'objectif ? Répondre ensemble aux appels d’offres ou comme sous-traitant.

PVI a une expérience déjà ancienne des véhicules électriques. La première ligne 100% électrique en France, c’est eux : le Montmatrobus qui a circulé de 2000 à 2015 avec des bus Oreos 55 et a été remplacé par des Oreos 4X depuis. 

Florence Guernalec