"Aux organisations syndicales de décider si elles signent l'accord et s'il y a un cadre social harmonisé, en dehors du seul décret socle que produira le gouvernement d'ici à fin juin", a indiqué à l'AFP Claude Faucher, délégué général de l'UTP. Il a précisé que la délégation FO s'était retirée à l'issue des déclarations préliminaires pour aller participer à la journée de mobilisation contre la loi Travail. Le projet d'accord transmis aux syndicats sera "ouvert à la signature du mardi 31 mai au mercredi 8 juin inclus".

Claude Faucher a estimé que de "nouvelles avancées" avaient été proposées sur le contrat de travail (congé exceptionnel en cas de décès d'un enfant porté de trois à cinq jours, indemnité pour départ en retraite de trois mois de salaire pour 35 ans d'ancienneté...) et sur l'organisation du travail (limitation des astreintes, définition des jours de repos...).

"Ce texte n'est pas celui que les syndicats souhaitaient, il n'est pas non plus celui que souhaitaient les entreprises adhérentes de l'UTP, mais c'est le meilleur compromis que nous pouvions trouver, permettant d'assurer la sécurité des circulations des voyageurs comme des salariés, la santé et qualité de vie des salariés, et répondre aux contraintes économiques des entreprises", a-t-il assuré.

Une autre réunion doit se tenir ce vendredi 27 mai au sein de la seule SNCF, portant sur un nouvel accord sur le temps de travail. Le secrétaire d'État chargé des Transports, Alain Vidalies, qui suit de très près ces discussions, espère arriver à "une phase conclusive" à la fin de la semaine, et dans tous les cas avant le 10 juin, début de l'Euro de football dont la SNCF est transporteur officiel. L'ensemble des syndicats représentatifs menacent d'une grève dure, reconductible de jour en jour, à partir du 31 mai.

RV avec AFP

Le texte final soumis à la signature des syndicats, à télécharger