Comme annoncé en septembre 2015, le gouvernement va signer la déclaration d'utilité publique (DUP) des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Le Secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, le confirme, dans un communiqué du 25 mai 2016. Sa publication interviendra avant le 8 juin 2016, date limite pour se prononcer sur cette DUP qui ouvre la voie aux expropriations. Une annonce qui va réjouir le président de la région ALPC, Alain Rousset, supporter du projet.
 
Le gouvernement avait saisi le Conseil d’État pour avis sur le projet de décret déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. A l'issue de l'examen du texte en section des Travaux publics, le Conseil d’Etat a émis un avis favorable à la déclaration d'utilité publique.

Des LGV contestées
 
En mars 2015, la commission d'enquête publique sur ces LGV avait pourtant rendu un avis défavorable sur la déclaration d'utilité publique. Cet avis consultatif avait notamment souligné les impacts sur l'environnement "insuffisamment pris en compte" ainsi que "les insuffisances et faiblesses" du projet.

La commission considère en particulier que la branche Bordeaux-Toulouse présente "une rentabilité socio-économique faiblement positive", mais "il n'en n'est pas de même pour la branche Bordeaux-Dax" qui augure d'un futur raccordement avec l'Espagne. La commission recommandait alors d'explorer des "alternatives à la grande vitesse".
 
Surtout, les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax comme le député PS de la Gironde Gilles Savary soulignent le coût des travaux – 8,3 milliards d'euros, alors que le système ferroviaire est déjà très endetté et ne parvient pas à régénérer le réseau existant.

Cependant les projets bénéficient du soutien de la Commission européenne qui a d'ores et déjà annoncé qu'elle apportera 52,48 millions d'euros pour la poursuite des études, soit 50% du coût total. Elle devrait également accorder une subvention pour les travaux.

Florence Guernalec