"Nous allons mettre en place un dispositif exceptionnel dans les 20 gares de l'Euro (...). L'entreprise sera mobilisée pendant un mois comme si chaque jour était un jour de grands départs", a déclaré Christophe Fanichet, directeur de la communication du groupe, lors d'une conférence organisée au Centre national des opérations ferroviaires de la SNCF, où sera installé le poste de coordination de l'Euro chargé de suivre en temps réel l'état des circulations.
 
Au total, 1100 TGV seront balisés "Euro 2016". Il s'agit des trains les plus "pertinents" pour assister aux matches. Parmi eux, 250 TGV supplémentaires seront mis en circulation, dont 80 trains de nuit pour repartir vers Paris après les matches organisés en province.
  
Plus de 200 TER additionnels seront également mis sur les rails, tandis que 200 000 places en plus sont prévues pour les RER B, D et C. Enfin, la SNCF va doubler 200 rames TGV pour que les usagers habituels ne soient pas gênés dans leurs déplacements.
 
Des TGV prioritaires
 
Concernant le risque d'une grève dure pendant l'événement, le directeur de l'Euro Frank Bernard a dit espérer que les négociations en cours sur les règles de travail des cheminots puissent aboutir "avant le coup d'envoi de l'Euro", le 10 juin.
  
"Evidemment, les TGV Euro 2016 seront prioritaires. Dans toutes les circonstances, que ce soit un problème d'exploitation, une grève, un envahissement, tout a été fait pour que les flux majeurs de l'Euro 2016 soient prioritaires", a déclaré M. Bernard à l'AFP.
 
 Des cheminots mobilisés 
 
D'ores et déjà, 3500 cheminots volontaires se sont inscrits sur des créneaux horaires pour accueillir les passagers dans les gares. Ils seront vêtus d'un gilet bleu, couleur de l'Euro. En outre, 2 000 agents supplémentaires, également volontaires, renforceront le réseau des Transilien en Île-de-France.
 
"Cela fait 5 500 salariés qui, même dans ce climat de négociations sociales, nous ont démontré leur motivation pour être au rendez-vous de l'euro", souligne Frank Bernard.
 
Le dispositif "d'accueil-embarquement" sera activé pour l'ensemble des TGV de l'Euro. "Il s'agit de vérifier que les passagers ont un titre de transport et de faire en sorte, le cas échéant, que des supporteurs un peu trop joyeux ou trop agressifs ne montent pas dans les trains", a-t-il expliqué.
 
Une sécurité renforcée
 
Sur le plan de la sécurité, le secrétaire général de la SNCF Stéphane Volant a rappelé qu'elle reposait "tant sur un dispositif humain que technologique". "L'idée n'est pas de bunkériser les trains ou les gares", a-t-il souligné. Quelque 200 vigiles supplémentaires ont été embauchés, et 30 chiens spécialisés dans la détection d'explosifs et de métaux viendront renforcer le dispositif actuel.
  
En outre, des affiches seront placardées dans les gares énumérant les gestes d'urgence à mettre en oeuvre en cas d'attentat. Les numéros d'appel d'urgence 3117, ou 31177 par SMS, seront toujours actifs pour signaler des comportements jugés suspects.
  
Les 2800 agents de sécurité de la SNCF (Suge, police ferroviaire) seront positionnés en priorité dans les trains jugés "à risque", à savoir ceux qui desservent des matches susceptibles d'attirer des hooligans.
  
Les agents de la Suge s'appuieront par ailleurs sur les 40 000 caméras qui surveillent les gares et les trains. Ces dernières seront couplées à des logiciels dédiés à la patrouille et au profilage. Enfin, certains dispositifs prévus par la loi sur la sécurité dans les transports pourront s'appliquer, comme le contrôle visuel des bagages.
 
 (AFP)