Si le front syndical ferroviaire est en partie désuni sur la méthode, il reste uni sur les objectifs : peser sur les négociations sociales qui se déroulent en parallèle au sein de la SNCF et au niveau de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) pour une convention collective de branche unique.

Après la CGT Cheminots qui a déjà appelé à
des débrayages tous les mercredis et jeudis et Sud Rail à une grève reconductible jusqu'au 11 juillet, c'est au tour de l'Unsa ferroviaire et de la CFDT Cheminots de monter au créneau.

Les deux syndicats, ont indiqué à l'AFP qu'ils vont déposer des "préavis de grève reconductible à partir du 31 mai à 20h00" pour peser dans les négociations sur les règles de travail des cheminots.

Contacté par MobiliCités, Roger Dillenseger, secrétaire général adjoint de l'Unsa ferroviaire, explique que "les propositions de la SNCF sont insuffisantes et là on a décidé de monter d'un cran dans la pression. C'est pour ça qu'on a déposé un préavis de grève tout en laissant encore la place à la négociation".

D'ici le 30 mai, les partenaires sociaux ont en effet deux rendez-vous de négociation le 19 mai à l'UTP et le 25 mai à la SNCF. "Mais durant ce laps de temps il faudra impérativement que l'UTP et l'entreprise, voire même le ministère, aient l'intelligence ou la raison suffisante pour trouver des compromis", ajoute Roger Dillenseger.

Les négociations au niveau de la branche, ouvertes fin 2013 pour harmoniser les règles de travail dans le secteur (fret/voyageurs, SNCF/privé) en vue de l'ouverture totale à la concurrence, doivent aboutir avant juillet, comme la renégociation concomitante de l'accord temps de travail à la SNCF.

Vendredi dernier, la SNCF a indiqué aux organisations syndicales qu'elle n'entendait pas réduire le nombre de jours de repos des cheminots. Elle mise sur une organisation du travail plus flexible, notamment dans le fret. Mais ce projet n'a convaincu aucun syndicat.
 
Robert Viennet avec AFP