Pour enrayer la baisse de son chiffre d'affaires et donner envie de choisir la compagnie, les Taxis G7 lancent leur programme re/start : un nouveau nom - "G7" tout simplement ; un nouveau logo décliné sur le flanc et le toit des voitures ; une unification de la flotte en couleur noir ; un nouveau site et une nouvelle application mobile... La compagnie détenue par la famille d'André Rousselet met également l'accent sur le service comme chez les VTC.

L'objectif ? Se différencier de la concurrence. Et faire en sorte que les clients commandent un G7 comme d'autres réservent un Uber...
 
Des tarifs préférentiels

G7 communique sur les nouveaux tarifs - imposés aux taxis par le gouvernement depuis le 1er mars 2016 : mise en place des forfaits Paris-aéroports (30-35 euros pour Orly, 50-55 euros pour Roissy). Les frais d'approche sont désormais plafonnés - 4 euros pour une commande immédiate  ; 7 euros pour les réservations. Des tarifs qui rapprochent désormais des prix des VTC.  
 
G7 va également faire un effort tarifaire en direction de sa clientèle des abonnements entreprises : une réduction de 20% pendant les heures creuses (de 10h00 à 17h00). Idem pour les jeunes de 15-25 ans. L'offre G7 Night (22h00-5h00) est étendue à tous les soirs de la semaine à partir du 1er juin 2016. Les chauffeurs seront remboursés du manque à gagner.

Une vaste opération de com'
 
En outre, G7 va mobiliser ses chauffeurs (tous indépendants) – 8000 à Paris et 4000 partenaires en province dans 120 villes – au cours d'un congrès programmé le 15 mai au Zénith à Paris. Enfin, point d'orgue de cette mue, G7 lance une campagne de communication avec un film publicitaire qui sera diffusé le même jour en prime time sur TF1 et qui sera relayée sur les réseaux sociaux.

Ces changements et cette remobilisation des chauffeurs seront-ils suffisants pour enrayer la baisse de son chiffre d'affaires – 2% par an ces dernières années et de 8% au premier trimestre 2016 ?

Florence Guernalec