D’ici l’été 2016, autorités organisatrices et opérateurs de transport, auront l’obligation de publier les données inhérentes aux services réguliers de transport de personnes : numéro des lignes,  itinéraires, arrêts, horaires, tarifs, accessibilité…
 
Dans cette perspective, Okina a développé un logiciel destiné à faciliter la diffusion de ces informations. Baptisé "Open-iti", celui-ci  est un outil qui permet à la fois d’importer des données préexistantes et de les publier en open data aux formats Neptune (norme européenne) ou GTFS (standard Google).
 
"Pour assurer la cohérence des données, nous nous sommes basés sur la norme européenne Transmodel 5.1 développée par l’Agence française de l’intermodalité et de la billettique (l’AFIMB)", précise Eric Gaignet, directeur d’Okina, une entreprise spécialisée dans le digital pour la mobilité.
 
Accès par le cloud
 
Cette jeune pousse, basée à Dax, a développé ce logiciel en mode Saas (software as the service). En clair, "il suffit d’une connexion Internet pour accéder à toutes les fonctionnalités, effectuer les évolutions et les mises à jour, précise le responsable. Cela permet une rapidité d’installation, une plus grande flexibilité. Ce qui contribue à réduire fortement les coûts".
 
Autre intérêt du mode SaaS : l’absence de licence. "Nos clients paient seulement un abonnement mensuel ".
 
Concernant l’intégration des données, Okina a prévu deux cas de figure. Soit la start-up importe celles préexistantes (présentes dans les systèmes d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs), soit elle prend en charge leur récupération.
 
"Nous avons pour cela des solutions compatibles nativement avec Open-iti pour récupérer l’information sur le terrain concernant la fréquentation, la topographie des lignes." 
 
Interfaces prévues
 
L’entreprise dacquoise a également développé un ensemble d’API dont l’objectif est de permettre d’interfacer Open-Iti avec d’autres systèmes afin d’intégrer d’autres fonctionnalités.
 
"Notre solution a été développée pour s’adapter à tous les types de réseaux de transport public (urbains, interurbains) quelle que soit leur taille". Elle intègre également tous les modes de déplacement : les lignes régulières, le transport à la demande, les services spéciaux.
 
Propriété intellectuelle à préserver
 
"Si l’on veut faciliter l’interopérabilité et la création de nouveaux services, il faut que la donnée soit ouverte", insiste Eric Gaignet.
 
"Pour autant, il faut fixer une limite dans la mise à disposition de ces informations : autant les données publiques doivent être réellement en open data ; autant celles portant sur l’exploitation d’un réseau relèvent d’une confidentialité, d’une propriété intellectuelle à préserver. Le cas échéant, cela pourrait être la porte ouverte à beaucoup d’excès".
 
Christine Cabiron