A partir du 2 juillet 2017, Rennes, qui est aujourd'hui à 2H04 de Paris sera à 1H25 avec les trains les plus rapides (1H39 en moyenne), soit un gain compris entre 32 et 39 minutes. Brest, qui est à 4H21 sera elle à 3H25 avec les trains les plus rapides, tandis que Quimper passera de 4H16 à 3H31. Les TGV pourront atteindre une vitesse de 320 km/h et les TER à grande vitesse, 200 km/h.
  
"Les temps de parcours sont améliorés de 30 minutes à plus de 40 minutes, cela va permettre d'accélérer très significativement la desserte de la Bretagne, ce qui est vraiment une bonne nouvelle pour tous les Bretons", a déclaré à l'AFP Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyageurs.
 
Démarré en 2011, les travaux de la LGV Bretagne-Pays de la Loire (BPL) représentent un investissement montant total de 3,5 milliards d'euros pour les 182 kilomètres de lignes nouvelles et 32 kilomètres de raccordements.
 
Une desserte augmentée
  
Au total, le nombre d'allers-retours Paris Montparnasse-Rennes sera de 29,5 par jour, dont 12,5 directs pour Rennes (un de plus), 6,5 avec un arrêt (au Mans) et 10,5 avec deux arrêts. Il y aura par ailleurs deux allers-retours supplémentaires pour la pointe bretonne, vers Brest pour le nord, et Quimper pour le sud. Contrairement aux polémiques sur la LGV SEA, un protocole d'intentions a été signé en avril 2015 entre la région Bretagne et la SNCF.
  
Pour les Rennais, le premier TGV permettra d'arriver à Paris vers 07H45 et le dernier de partir de la capitale vers 21H30. Pour les Parisiens, le premier train permettra d'arriver à Rennes avant 08H30 et le dernier de quitter Rennes vers 21H30.

Une offre articulée avec les TER
 
Les grilles horaires seront officiellement publiées au moment de la mise en vente des billets, soit quelques mois avant l'entrée en service.

De manière générale, les dessertes des 21 villes de la ligne seront "au moins maintenues voire augmentées", précise Mme Dalibard. Pour desservir au mieux la péninsule bretonne, elle souligne que la SNCF a "énormément travaillé avec la région sur l'articulation de l'offre TER avec l'offre TGV". Pour faciliter le "porte-à-porte", la SNCF a ainsi intégré dans son application mobile les données du portail de transports de la région Bretagne, BreizhGo.
 
De nouveaux forfaits testés
 
Côté prix, l'entreprise publique assure qu'elle va "continuer ses efforts pour augmenter le pourcentage de billets à petits prix".
Un forfait étudiant, qui comprend une offre TGV et/ou TER/bus a déjà été lancé et des nouveaux forfaits seront testés pour les entreprises, ainsi que pour ceux qui souhaitent effectuer des courts séjours en Bretagne.
  
La SNCF promet par ailleurs "plus de services à bord des trains et en gare", et annonce que 35 rames seront rénovées pour un montant de  800 000 euros. Des TGV duplex circuleront aussi de manière systématique sur la pointe de la Bretagne.
 
Un plus pour attirer les covoiturés
 
La SNCF espère augmenter d'au moins 1,5 million le nombre de voyageurs sur ces trajets, en plus des 20 millions actuels. Selon une enquête réalisée par l'Ifop auprès de la population de Rennes Métropole, 45% des sondés envisagent de prendre davantage le TGV à partir de l'été 2017.

Surtout, ils sont 58% chez les moins de 35 ans. 94% de ces jeunes pensent même qu'il sera plus facile d'aller à Paris pour la journée ou le week-end. Un enjeu majeur pour le SNCF dans la mesure où le covoiturage concurrence fortement le train sur la liaison Paris-Rennes.

Florence Guernalec (avec AFP)