"Cette prise de participation dans Koolicar est un pas de plus dans notre stratégie en tant qu’opérateur de mobilité. Nous voulons être présents auprès de nos clients pour leur fournir les meilleures solutions de mobilité", déclare, dans un communiqué publié ce 5 avril, Brigitte Courtehoux, directrice de la business unit "mobilité" chez PSA Peugeot Citroën.
 
Cette entrée au capital, d’un montant de 18 millions d’euros, reste cependant soumise à la réalisation de certaines conditions suspensives dont, le cas échéant, l’approbation des autorités de la concurrence compétentes. Mais si les conditions sont remplies, alors, le groupe automobile rejoindra l’assureur la MAIF, qui est partenaire de Koolicar depuis 2010.
 
Équiper jusqu’à 30 000 voitures

Cet accompagnement à la croissance de PSA Peugeot Citroën et de la MAIF doit permettre à la start-up française de lui donner les moyens d’équiper de son système connecté jusqu’à 30 000 voitures, pour devenir un acteur mondial sur le marché de l’autopartage. Son équipe va également s’agrandir en passant de 30 à 100 collaborateurs à Paris et Montréal (informatique, marketing et service client).
 
Le marché de l’autopartage est en pleine expansion. PSA Peugeot Citroën estime une évolution de 10 à 40 millions d’utilisateurs d’ici à 2020 dans les cinq principaux pays européens. Pour Stéphane Savouré, fondateur de Koolicar, "la France s’est imposée comme le leader mondial de l’économie du partage. Nous sommes au cœur de cette transformation et nous sommes fiers d’associer à notre développement deux grands groupes français qui, au-delà de leur soutien financier, apportent un accès au marché et un savoir-faire technique et industriel".
 
Présent dans 40 agglomérations françaises avec plus de 60 000 inscrits, Koolicar a lancé son service d’autopartage entre particuliers en 2012. Grâce à un boîtier connecté pouvant équiper tout type de véhicules et à une sélection préalable des propriétaires et locataires par Koolicar, le partage de voitures est facilité : les locataires accèdent au véhicule des propriétaires sans échange de clé et sans signature de contrat.

Hadrien Baer