Amplifier les efforts d’investissement du Stif pour moderniser les trains et les RER d’Ile-de-France, faisait partie des promesses de campagne de la candidate Valérie Pécresse. Lors du conseil d'administration du 30 mars 2016, la désormais présidente du Stif et de la région Île-de-France s'est dit "prête à aller encore plus loin et plus vite".
 
Ainsi, Valérie Pécresse demande "aux opérateurs SNCF et RATP de produire pour fin mai 2016, les éléments techniques, calendaires et financiers permettant de prendre dès 2016 l'ensemble des décisions de renouvellement ou rénovation des matériels roulants pour les lignes ferroviaires" d'ici à 2021, fin du mandat de la majorité actuelle. Le montant de l'opération a été évalué à 8,5 milliards d'euros.
 
Un sabotage des promesses de campagne ?
 
"... j’ai donnée une feuille de route ambitieuse aux transporteurs pour améliorer le quotidien des voyageurs, et visant à remplacer ou à rénover plus de 700 rames. J’attends d’eux et des industriels qu’ils relèvent le challenge", a expliqué Valérie Pécresse.
 
Une délibération critiquée dans un communiqué par le groupe EELV&A. L'ex-vice-président aux Transports, Pierre Serne, considère qu'"en renvoyant la responsabilité aux opérateurs de Transport, Valérie Pécresse prépare elle-même le sabotage de ses propres promesses". Et de préciser : "Je prédis que pas plus de 300 rames ne pourront être opérationnelles avant la fin du mandat Pécresse, ce qui nous met sur le même rythme d'achat que pendant la mandature précédente".
 
Premières décisions sur le matériel roulant
 
Cependant, Valérie Pécresse a annoncé deux décisions concrètes sur le matériel roulant lors de ce conseil d'administration : l'achat de 12 nouveaux trains Francilien pour 121 millions d'euros financés à 100% par le Stif. Cette commande est destinée à renforcer l'exploitation de la ligne L et à prendre en compte le renforcement de l'offre prévu sur la ligne H. Le matériel sera déployé entre fin 2017 et mars 2018.
 
Seconde décision, le Stif a voté la rénovation de 54 rames (Z2N) de la ligne C pour un montant de 108 millions d'euros financés à 50% par le Stif. Cette rénovation doit permettre d'améliorer le confort (réaménagement intérieur, ambiance lumineuse), l'information et la sûreté des voyageurs (vidéosurveillance). Cette décision va permettre d'achever le  programme de rénovation des 178 trains entamé sur la ligne C en 2006.
 
Il reviendra au nouveau directeur général du Stif,
Laurent Probst, de mettre en musique ces décisions. Celui-ci a officiellement été nommé en remplacement de Sophie Mougard lors de ce même conseil d'administration.

Florence Guernalec