L'"acte fondateur de ces réaménagements est que le piéton et le cycliste deviennent prioritaires sur ces sept places", a lancé la maire PS de la capitale Anne Hidalgo en présentant le projet. Le piéton pourra ainsi retrouver "le contact direct avec le Panthéon, la Madeleine, les bronzes de la Nation ou la colonne de Juillet" à la Bastille, a dit Mme Hidalgo. Des fontaines à boire, des jeux d'eau "légers" pourront équiper ces places avec un "renforcement de la présence du végétal", arbres, jardinières ou pelouses.

Le "ruban" de route dévolu aux voitures n'excèdera pas 12 mètres et le stationnement des voitures sur les places même va être réduit. L'axe général du projet prévoit "un nouveau confort" aux piétons avec des traversées plus courtes, plus nombreuses et 50% en plus des espaces qui leur sont dédiés.
 
Les aménagements concernent les places suivantes :
- Bastille (4e-11e-12earrondissements),
- Nation (11e-12e),
- Panthéon (5e),
- Italie (13e),
- Madeleine (8e),
- Gambetta (20e)
- Fêtes (19e).
 
Les travaux s'échelonneront de 2017 à 2019. Ils auront lieu en deux temps : le premier consacré à la circulation ; le second à l'aménagement qui sera confié pour chaque place à un collectif d'architectes, urbanistes, paysagistes, artistes, etc. Les appels d'offres seront lancés dans les semaines qui suivent pour que chaque collectif soit sur place à l'été ou l'automne.
 
Le budget consacré à ces aménagements s'élèvera à 35-40 millions d'euros, un budget jugé insuffisant par la droite parisienne mais aussi par les communistes et les écologistes. En effet, le réaménagement de la seule place de la République a coûté 24 millions d'euros.
 
Enfin, des élus ont également regretté que des places comme celle de la Concorde, de l'Opéra ou Denfert-Rochereau soient exclues du projet.
 
Florence Guernalec (d'après AFP)