La négociation a été formellement ouverte en début d'après-midi par une table ronde avec les quatre organisations syndicales représentatives, ont indiqué à l'AFP la SNCF et des sources syndicales.

Un principe de poupée russe
 
Les discussions ont porté sur "la méthode et le calendrier", a précisé une source syndicale. Elles doivent se poursuivre, ensuite, sous la forme de rencontres bilatérales, à des dates non encore fixées.
 
L'objectif de cette négociation est d'arriver à un accord d'entreprise qui complète le décret-socle déjà préparé par le gouvernement et le futur accord de branche (convention collective commune) actuellement en discussion.


A la recherche de gains de productivité
 
Pour Roger Dillenseger (Unsa), ce "timing" d'ouverture des négociations va permettre "de travailler de concert la convention collective et l'accord d'entreprise".

Les syndicats redoutent notamment que l'entreprise propose une nouvelle répartition du temps de travail justifiant une baisse du nombre de repos et RTT. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a maintes fois exprimé sa volonté de renégocier "la façon de faire les 35 heures" et "remettre à plat l'organisation du travail" pour "faire baisser les coûts".

Des plannings en cause

Pour leur part, les syndicats pointent les "gaspillages" de productivité générés, selon eux, par la gestion séparée des activités fret et voyageurs et de mauvais "roulements" (plannings). Il est possible de gagner en productivité "sans remettre en cause la règlementation", affirment-ils.
 
Avec cette négociation qui s'ouvre à la SNCF, la CGT "espère améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots", explique à l'AFP Josselyn Portalier (CGT) en citant l'exemple du travail de nuit.

Un cadre harmonisé
 
Comme prévu par la réforme ferroviaire de 2014, le régime de travail des cheminots doit être harmonisé d'ici trois mois, en vue de la libéralisation totale du secteur prévue par étapes d'ici à 2026, "en évitant le dumping social", a rappelé voici quelques jours le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies.
 
L'accord de branche et les éventuels accords d'entreprise pourront déroger "dans un sens plus favorable aux salariés" au décret fixant les règles de base (durée journalière, temps de repos, encadrement du travail de nuit...), selon le ministère.

Florence Guernalec (d'après AFP)